Un album au format aussi court que ses chansons : 28 minutes au total, voilà un joli sprint qui permet à Toxic Holocaust d’aller encore plus à l’essentiel que d’habitude. Cette durée semble en tout cas réussir au groupe puisque l'on tient là, clairement, un album meilleur que son prédécesseur ("Conjure and Command"), qui avait tendance à se perdre dans ses influences et ses tentatives de rallonger la sauce, quitte à la rendre un peu fade.
Cette fois, le groupe a arrosé son Thrash d’une sauce piquante pour regagner en saveur et en efficacité, en oubliant les longueurs qu’il avait tenté de s’imposer. Les meilleurs titres accrochent ainsi dès la première écoute : l’entrée en matière mordante au possible "Awaken The Serpent", le brûlot "Acid Fuzz", ainsi que le prêt-à-headbanguer "Silence" (et son super solo). Toxic Holocaust sait même varier les plaisirs comme avec "Rat Eater" et sa mise en tempo ascendante.
Les autres titres eux, plaisent, mais ont le défaut de s’oublier assez vite ("International Conspiracy"). Les riffs du multi-instrumentiste Joël Grind, sont en effet accrocheurs mais finalement assez primaires, principalement dominés par des influences issues des années 80 (Venom notamment, ou Slayer et Motörhead), parfois un peu Punk et limite Hardcore ("I Serve" ou "Deny the Truth"). Une influence que l’on retrouve au niveau de la production un peu rêche, mais au cachet heureusement moderne. Les instruments sonnent comme il se doit, y compris la section rythmique très influencée par un Crust façon D-beat.
Que dire au final ? C’est un album de Toxic Holocaust pur jus. Et (donc) un bon album, pas forcément surprenant, mais s’inscrivant dans cette énergique continuité travailleuse qui est la leur. Voilà qui mérite une bonne écoute cul-sec, une bière à la main bien sûr.
Thrash Metal, Punk

Toxic Holocaust
Venom
