Pourtant, quand sort Entity en 2011, certains fans font la moue : trop de simplification par ci, trop de sweepings par là... Le résultat plus digeste proposé alors attirant dans le même temps de nouveaux fans ravis du mélange plus accessible ainsi proposé.
Et maintenant ? Rejoint par le feu-follet Jason Keyser (Skinless) au chant, Origin continue sur la voie simplification-modernisation qu’il s’est précédemment tracé... pour un résultat très discutable.
Là où les précédents efforts du groupe montraient une certaine unité tout en proposant en leur sein de véritables moments de bravoure (Saligia sur Entity par exemple), Omnipresent ressemble plus à un patchwork de (maigres) idées bricolées les unes ou autres. Pourtant grand fan du groupe (ce qui me rend cette chronique difficile à écrire), je me suis posé de multiples questions en écoutant et réécoutant cet album : où sont passés nos ingénieurs du riff sur Manifeste Desolate (qui se permet en outre de recycler de vieux riffs déjà entendus sur Entity) ? Quelle mouche a pu piquer Origin pour livrer ce Retribution Of Filth simpliste à l’allure D-beat/Hardcore ? Pourquoi ce pont hideux sur Thrall:Fulcrum:Apex ? Et ces claviers ultra-cheap sur Obsolescence et Continuum? Et plus globalement, pourquoi tant de simplification ? C’est bien connu, on est toujours plus difficile avec les meilleurs, même quand le niveau général reste au-dessus de la moyenne (c'est Origin quand-même !).
Heureusement, il reste quelques morceaux qui sortent un peu du lot, comme The Absurdity Of What I Am (même s’il reste assez élémentaire pour du Origin), Unattainable Zero (dans l’esprit du précédent album), ou ce furieux All Things Dead qui fera sûrement très mal en concert. On retient aussi la production plutôt bonne dans l’ensemble, qui n’oublie pas de mettre en valeur John Longstreth, auteur à nouveau d’une généreuse performance à la batterie, tandis que son comparse Mike Flores est bien plus discret que d’habitude à la basse.
Entity avait pu décevoir certains fans tout en en attirant de nouveaux. Cette fois, Omnipresent risque de décevoir les anciens comme les nouveaux venus! Manquant cruellement d’idées, cet album fait pâle figure à côté de ses prédécesseurs. C’est donc avec une grande tristesse mêlée d’espoir que l’on pense déjà à l’album qui suivra, en espérant vivement que le Origin créatif d’antan saura nous revenir sain et sauf de son voyage dans l'espace.
death, skinless, technical, space, clavier bontempi

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