Bref, vous voyez peut-être où je veux en venir. Le chanteur de Stuck Mojo, dont la carrière s'est peu à peu calmée après la sortie du troisième album Rising en 1998, s'appelait Bonz et ce groupe est donc son nouveau projet. Pas un projet solo non, un vrai groupe formé avec des musiciens, dont Curt Taylor de Primer 55.
Alors évidemment, les premiers mots posés par Bonz sur Sinister Grin font plaisir à entendre. Le timbre et le flow saccadé du frontman n'ont pas pris une ride et rappellent même la toute première époque de Stuck Mojo sur l'album Snappin'Necks. Les comparaisons avec l'ancien groupe du chanteur sont inévitables, le groupe utilise d'ailleurs cet argument pour la promo de cet album, et c'est malheureusement une des seules véritables raisons d'écouter BONZ. N'apportant rien de neuf, cet album n'aurait sans doute même pas tourné une écoute complète si la voix n'avait pas été celle de cet homme. Il faut avouer, tout ceci n'est quand même pas très riche et si la volonté de Bonz de vouloir recréer un groupe et repartir sur la groupe est tout-à-fait respectable, le résultat n'est pas vraiment là. Ce Broken Silence passe très bien en fond sonore mais souffre quand même d'un cruel manque de richesse musicale. On reste dans le registre de Stuck Mojo (riffs de guitare southern rock) mais il manque ce petit quelque chose qui donne une véritable raison de mettre cet album dans son lecteur CD ou son smartphone.
En résumé, tout ça sonne quand même rudement cheap.

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Bonz