Et c'est vrai qu'en se replongeant dans le disque sorti en 2016, il n'est pas difficile de s'imaginer une telle rencontre probable chez eux.
Sauf que ONDT BLOD passe à côté de son nouvel album. Les qualités mélangeant ce Hard-Core déroutant avec ses parties décalées virent en une soupe Mélo-Catchy où la rage si séduisante auparavant, est devenue pathétique.
Précédemment, les Norvégiens avaient réussi à équilibrer leurs grands écarts tout en préservant l'agressivité nécessaire. Avec Natur, ils se perdent dans une version Pop-Punk et tentent de donner un peu le change en revenant avec quelques coups de riffs et de hurlements qui tombent à plat.
Natur, la plage titulaire qui ouvre l'album ne nous prend pas en traitre mais il sent déjà le vinaigre. Et le vin tourne vite puisque dès l'enchainement Andre Liv et Start Han Opp, ONDT BLOD nous perd quasi définitivement.
La formation norvégienne redonne quelques espoirs avec Med Ulver et plus loin Giftige Tunga. Deux compositions véritablement agressives où ONDT BLOD remet un peu de justesse dans ses décalages. De manière même audacieuse et relativement réussie avec Med Ulver.
Evidemment cela reste léger pour sauver un album dont on était en droit d'attendre plus. ONDT BLOD aurait pu être une version Hard Core de KVELERTAK. Avec ce dérapage, il ressemble plus à un groupe qui s'est égaré dans une recherche orgueilleuse du succès. Natur se termine avec Giron. Un titre qui préserve une partie de l'ADN tout en rencontrant les nouvelles ambitions de ONDT BLOD. Jouant sur ses racines historiques, cette composition invite la star norvégienne de l'électropop-folk, Ella Marie Hætta Isaksen (ISÁK) et tant qu'à faire, c'est peut-être dans cette direction que les Norvégiens devraient creuser.
Ondt Blod