"Chacun dans le groupe donne 100% voire même 200% de sa personne dans le projet"


Lundi 18 novembre 2013

On va commencer par le lancement de votre premier clip Last Breath For A Capulet : avant de le lancer vous avez tenu le public en haleine en publiant des teasers et en indiquant plusieurs fois la date de lancement du clip, est-ce que c’était une démarche volontaire au départ, c’était calculé ou vous avez juste voulu annoncer votre arrivée sur la scène ?

J : Je pense qu’à l’époque c’était pas trop réfléchi dans le sens où on voyait les groupes le faire et on voulait annoncer notre venue mais on n’avait pas du tout de visée professionnelle donc du coup c’était plus dans un cercle amical à la base, ça a pris plus d’ampleur après la sortie du clip.

F : Et on était surtout impatients de le montrer, du coup quand on a eu quelques images on a vite fait un teaser histoire de le montrer aux potes en fait donc je pense que c’est ça qui a motivé la chose…

Et alors pour le moment où il est sorti, on va prendre la chose assez précisément parce que je pense que ça a été très vite donc :
Le 17 septembre vous avez publié le clip.
Le 10 octobre le clip comptait 20.000 vues.
Le 29 octobre vous demandez aux gens d’atteindre les 100.000 vues histoire de créer un peu le buzz, que vous atteignez le 6 novembre donc juste 2 semaines plus tard.


M : Je le savais même pas (rires) – t’es plus au courant que nous (rires)

Et alors le 27 novembre vous atteignez les 200.000 puis 300.000 vues à Noël (soit le triple de votre objectif qui était déjà bien haut). Pour info le clip comptait 2.342.963 vues ce matin. Mais juste pour revenir sur le début de la diffusion du clip, comment avez-vous vécu les 3 mois de l’explosion pour ainsi dire ?

N : T’es tellement précis qu’on dirait que c’est toi qui nous as filé toutes les vues ! (rires)

J : Non mais ça a été une totale surprise sur le coup, on avait fait ça avec des amis à la base vraiment pour se lancer et avoir un support plus professionnel entre guillemets, en tout cas un vrai support pour diffuser notre musique, du coup les choses se sont assez enchaînées un petit peu à notre insu parce qu’on n’a pas fait des masses de promo. Il y en a beaucoup qui ont aimé, il y en a beaucoup qui ont pas aimé, quoi qu’il en soit ça a énormément contribué à faire tourner le clip et du coup ça a été une très belle surprise pour nous et c’est après ça qu’on a été en contact avec un bookeur et qu’on a pu commencer nos premières tournées, un petit peu en Europe et surtout dans les pays de l’est vu qu’on avait notre bookeur en Pologne. Fel, tu veux rajouter quelque chose ?

F : Oui c’est vrai qu’on a été un petit peu victime des vues parce qu’on n’avait pas lancé vraiment de com en fait, donc c’est vrai que ça nous a vachement surpris et on s’attendait pas à faire ça. Nous le but c’était vraiment de faire un clip, c’était vraiment un rêve de gosse de faire un clip vidéo comme un peu tous les groupes qu’on écoute depuis qu’on était gamins et c’est vrai que ça nous a vachement surpris et ça n’avait pas du tout été prévu vu la qualité de la chose qu’on avait faite : c’était avec un ami, c’était un de ses premiers clips donc c’était vraiment sans prétention…

Bin il est bien !

F : Oui oui tout à fait mais on avait vraiment fait ça entre amis, sans se mettre la pression et sans but précis quoi, on voulait juste faire un clip comme les groupes qu’on aime. Donc c’est vrai que ça a été une bonne surprise !

Julie, tu parlais des avis que vous avez reçus de la part du public qui était parfois bons et parfois moins bons… vous faites beaucoup attention à ça, vous allez lire les commentaires sur Youtube ?

J : De toute façon on les voit donc on est obligés de les prendre en compte quoi qu’il arrive…

F : Moi je suis super susceptible en plus !

J : Oui il y en a dans le groupe qui vont les prendre pour eux, quoi qu’il en soit pour le coup, autant ceux qui l’ont détesté que ceux qui l’ont aimé ont contribué à diffuser ce clip du coup finalement même les gens qui ont détesté je suis plus contente qu’ils aient faire tourner.

F : On les remercie d’ailleurs d’avoir détesté. (rires)

N : Et comme dirait mon ami Flo, « on ne doit pas faire pipi sur les haineux » (rires)



Et le fait que vous ayez eu beaucoup de réactions et beaucoup d’accueil pour le premier clip, quand vous avez publié le suivant (ndlr : Give & Take) vous vous attendiez à avoir autant de réactions ?

F (du tac au tac) : Oui.

Et au final ?

F : Et au final, non. (rires)

Et comment avez-vous vécu ça justement ?

F : Vécu je ne sais pas mais en fait le deuxième qu’on a réalisé était quand même plus simple, beaucoup plus neutre et peut-être beaucoup plus mature donc c’est vrai que ça a peut-être moins suscité de haine et de réaction que le premier donc quelque part il a moins bien marché !

N : ça on l’a vu, t’as perdu 15 kilos ! (rires)

F : Mais au final, je pense que le gens qui l’ont regardé et qui continuent de le regarder sont des gens qui aiment vraiment la musique et qui aiment vraiment la réalisation et la vidéo en elle-même. Ça nous permet de trier et de faire des retours quand même vachement plus positifs que sur le premier où c’est vrai qu’au final les réactions des gens étaient quand même à la fois très positives mais à la fois très négatives. Sur le deuxième, les réactions sont à 95% très positives donc c’est évident que du coup il y a moins de…

Moins de buzz finalement.

F : Tout à fait.

J : On a perdu en quantité mais on a gagné en qualité d’écoute en fait et finalement ça nous a permis de signer donc je pense que c’est pas si négatif que ça !

F : Oui ça ne nous a pas déçus mais c’est vrai que moi, pour ma part en tout cas je m’attendais à faire un peu plus mais on n’a pas été déçus au final puisque tous les commentaires qui en sont sortis c’est qu’il y avait plus de maturité, que la musique plaisait plus. Donc je pense que c’était gagné. En tout cas le bonhomme de chemin qu’on voulait faire avec ce clip-là a été fait.

Et vous disiez que c’est avec clip-là que vous avez été signés, c’est vraiment ce clip qui a motivé les gens de chez Artery à vous contacter ?

J : Ce n’est pas ce clip en particulier, c’est plutôt l’album.

M : Mais on l’a sorti avant l’album, du coup c’était un peu un preview de l’album…

Ah il était déjà enregistré alors ?

M : Oui il était enregistré et du coup on a reçu pile-poil dans le timing le son final pour le clip.

N : On s’est servi du clip pour démarcher le label en quelque sorte.

F : On démarchait déjà depuis un moment le management et c’est vrai qu’en leur faisant écouter la chanson et en leur montrant le clip, ça faisait déjà une bonne année qu’on discutait avec eux, ça les a décidés. Le fait de leur amener quelque chose de nouveau, d’un peu plus carré, et au final quand même mieux réalisé vu que la personne qui l’a fait, qui est toujours la même, avait pris un petit peu plus de bouteille au niveau réalisation, il avait fait quelque chose de plus propre… je tiens à préciser que le premier est très très bien aussi, on en est toujours très très fiers, et du coup je pense que ça les a finalement décidés à franchir le pas avec nous et à nous proposer vraiment quelque chose.

Et maintenant que vous avez signé chez eux, puisque l’album avait été enregistré dans ton studio je pense ?

F : Dans ma chambre oui (rires).

N : Et dans la mienne aussi !

F : Oui et dans la sienne aussi parce qu’on ne pouvait pas faire le chant chez moi donc on a fait le chant chez sa maman. Merci à sa maman d’ailleurs.

N : Merci maman ! J’ai des voisins moins exigeants, moins chiants donc ça s’est fait comme ça.

Et justement, ce genre de démarche assez « do it yourself », c’est encore possible avec un label comme Artery ?

J : Bin là on vient juste de signer donc c’est vrai qu’on est tout nouveaux, on est arrivés avec un album déjà fait même s’ils nous ont accompagnés pour la sortie on l’avait enregistré auparavant. Donc on ne sait pas trop quel va être le contexte du prochain album, on va commencer la composition dans pas longtemps donc… nous on a fait du « do it yourself » jusqu’à maintenant donc on espère peut-être pour les prochains avoir une démarche un peu plus professionnelle au niveau de l’enregistrement et peut-être se faire un peu plus plaisir et mettre un peu plus les moyens - ce qu’on n’a pas pu faire jusqu’à maintenant. Même si on est très fiers, du coup, d’être arrivés jusque-là avec de l’enregistrement dans les multiples chambres et les multiples endroits qu’on a trouvés (rires) et avec Fel qui a fait un super boulot derrière puisqu’il a pris énormément de temps pour faire tout ça. On a vraiment fait tout par nous-mêmes pour le coup jusqu’à maintenant !

Mais vous n’avez pas peur que le fait de passer maintenant sur un label qui aura peut-être plus d’exigences sur la façon de faire les choses, risquerait de changer dans le groupe la façon de travailler ?

N : Pour plus de détails techniques par rapport à ça vaut mieux demander à Fel mais je pense que même en évoluant professionnellement tu peux continuer à faire du « do it yourself » en mettant les moyens et l’argent pour choper le matos. C’est-à-dire qu’au lieu d’investir 15.000 balles dans un album studio, tu peux investir dans 10.000 balles de matos, faire ça à la maison et avoir un rendu tout aussi professionnel. C’est encore possible. Après, je pense que tu vas gagner aussi en notoriété et en réputation si tu sors avec une galette signée Sturgis ou des trucs comme ça, des gars connus qui ont bien la cote et tout mais est-ce que c’est encore possible de faire ça nous-mêmes une fois signés sur une boîte professionnelle et sérieuse, oui.

F : Je pense qu’on restera quand même toujours relativement dans cette optique parce que du coup on peut faire ça à notre rythme tranquillement à la maison. Même si on va essayer quand même, même si les prises seront peut-être encore faites chez moi ou chez quelqu’un d’autre enfin par nos propres moyens, je pense que dans tous les cas, derrière, le mix, le master et toutes ces choses-là seront faits par quelqu’un qui peut-être maîtrise plus et qui pourra peut-être nous apporter encore plus au niveau du son. Après je ne pense pas que notre label soit vraiment très exigent à ce niveau-là, je pense que si on leur livre un produit qui ne leur plaît pas ils nous le diront, tant que le produit leur plaît je pense qu’on a carte blanche.

J : On est très libres artistiquement et on est très libres de dire ce qu’on en pense. C’est eux qui ont fait la jaquette mais il n’y a eu aucune obligation et ça a été vraiment un échange très libre et très sympathique. Du coup je pense qu’ils nous laisseront assez libres sur le prochain opus pour faire un petit peu comme on veut.



Et au niveau tournées, vous avez encore votre mot à dire sur les groupes avec qui tourner, c’est eux qui choisissent les groupes, comme We Butter The Bread With Butter
We Butter The Bread With Butter


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avec qui vous tournez pour l’instant ?


J : Alors en fait on a eu l’honneur qu’ils nous proposent de les accompagner sur cette tournée. Sur la première on n’était pas seuls, en Allemagne on était accompagnés de Yashin et Devil Sold His Soul
Devil Sold His Soul


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avec qui on a passé de super bons moments. Donc c’est vraiment eux qui sont venus nous chercher, on avait déjà joué avec eux auparavant chez nous il y a…

F : A Nice il y a deux ans. C’est peut-être pour ça qu’ils nous ont proposé, parce qu’on avait eu un bon contact avec eux.

J : Oui on avait eu de très bons contacts, on avait eu des news et on était restés en contact sur les réseaux sociaux et du coup, il n’y a pas longtemps ils nous ont proposé ça donc évidemment on a accepté très rapidement.

F : Après c’est vrai qu’en règle générale ça va être plus notre manager et notre bookeur qui vont nous proposer des groupes et des tournées, et c’est à nous d’accepter ou de refuser. Bon maintenant nous on n’est pas là pour rechigner sur quoi que ce soit.

J : On nous propose de tourner, on y va quoi.

F : Et la prochaine tournée c’est avec The Browning
The Browning


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, ça par exemple c’est notre manager qui nous l’a proposé par le biais d’Avocado Booking et c’est vrai qu’on a accepté de suite et je pense qu’on ne rechignera jamais à tourner parce que c’est ce qu’on veut.

Et au niveau du privé comment vous gérez ça, vu que ça s’est enchaîné très rapidement, vous étiez prêts au niveau de votre vie privée à partir comme ça des semaines sur la route ?

F : Absolument pas ! Mais on a fait en sorte, enfin je pense qu’on a tous monté le groupe… peut-être pas dans cette optique-là dès le début, mais on s’est dit que si un jour on avait la possibilité de le faire, on ne reculerait pas et qu’on abandonnerait ce qu’on était en train faire !

N : Si je peux me permettre je suis pas d’accord avec toi, je pense que dès le début du groupe, même si on n’espérait pas aller jusque-là, on n’en n’était pas certains, on n’était pas sûrs d’y arriver mais on était déjà dans l’optique de tout lâcher si ça devait arriver et c’est pour ça qu’on s’est d’ailleurs séparés de plusieurs membres et qu’il y a eu plusieurs line-up parce qu’au fil du temps on s’est rendus compte qu’on jouait avec des gars qui étaient pas vraiment dans la même optique et on s’est séparés d’eux essentiellement pour ça puisqu’on était prêts à aller jusqu’au bout et on se disait à chaque instant « si un jour ça arrive, si on doit le faire on lâchera nos tafs, on lâchera nos meufs, nos familles et on y va quoi ».

F : On n’avait pas la prétention de se dire qu’on allait le faire un jour, mais c’est sûr que dès le début, dès les premiers mois quand on a commencé à vraiment enregistrer quelque chose, la première demo et tout ça, on s’était que oui si on devait le faire on le ferait… sans savoir si on le ferait.

N : Un peu comme « Si je gagnais au Loto, qu’est-ce qui se passerait ? ».

M : Mais d’ailleurs on n’est pas si méchants que ça parce qu’on a viré personne. (rires)

M : Non c’est vrai, les gens sont partis d’eux-mêmes voyant que nous, on continuerait quoi qu’il arrive même si on doit manger tous les jours des pâtes pour les plus chanceux.

N : Et du tofu pour les moins chanceux. (rires)

Et la vie en tournée c’est cool ?

M : C’est génial.

N : Oui quand on mange pas vegan c’est génial. (rires)

Bin qu’est-ce que tu as contre le vegan ?

N : Je ne me prononcerai pas (rires)

J : Non c’est très dur de tourner avec un groupe vegan quand on n’est pas vegans.

Ils sont vegans WBTBWB ?

N : Pas tous mais ils mangent très sainement dans tous les cas.

J : Et du coup tous les repas sont vegan et il y en a qui le vivent plus ou moins bien. (rires)

F : Moi je peux plus. Je suis prêt à mordre la prochaine fois que je vois du tofu et des concombres.

N : On en est à un stade de la tournée où Felix commence à saigner du nez dès qu’il aperçoit un concombre.(rires)

Il y a juste un mois, vous avez publié le clip de We’ll Never Fall dans lequel on vous voit pas mal picoler, comme pour l’instant d’ailleurs…

N : En fait on est autant straighedge que vegan…

Je vois ça ! Mais cette vidéo a fait beaucoup débat parce que certains évoquaient même le fait que c’est une parodie d’autres clips… en fait il y avait pas mal de gens qui ne savaient pas trop sur quel pied danser par rapport à la vidéo. Et en fin de compte ?

J : En fait le clip a été moins clair que ce qu’on voulait mais c’était clairement du second degré pour nous quand on l’a tourné…

N : En fait on a eu un réel problème avec ce clip à la base, c’est qu’on avait un concept assez intéressant et on nous a coupé l’herbe sous le pied parce qu’un groupe français, une semaine avant qu’on tourne le clip, est arrivé sur le lieu de tournage avec la même idée et le même concept et du coup au dernier moment on a dû trouver une alternative donc a fait un truc plus terre-à-terre, moins recherché. Mais le truc c’est qu’on avait quand même une idée assez directive : je vais t’expliquer rapidement. C’est l’histoire d’un groupe qui arrive dans un bar où il ne se passe rien, il n’y a personne et en fait ils jouent à contre-cœur si bien qu’ils commencent à boire, boire, boire et au fur et à mesure que l’alcool leur monte au cerveau ils se prennent pour des rock stars et là c’est blindé. D’ailleurs c’est pour ça qu’on change de vêtements et qu’on est en mode un peu plus pimp. Donc c’est l’histoire de jeunes qui s’inventent une vie pendant un court instant et qui s’imaginent en tant que rock stars et du coup à la fin du clip tu les vois étalés avec leurs bouteilles et il n’y a plus personne. Et il ne s’est rien passé en fait. Mais il a été mal interprété et même s’il est bien monté, on n’a peut-être pas réussi à véhiculer l’image qu’on voulait véhiculer donc effectivement on s’est un peu fait tailler, on a eu des retours négatifs comme des retours très positifs. Certains nous ont dit que c’était assez générique de voir de l’alcool et des meufs dans un clip !

Attila
Attila


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, quoi !


J et M : Oui voilà !

N : Bin oui on fait du festif quoi ! C’est ce qu’on dégage, on fait du partycore, sur scène on s’amuse, on essaie de dégager une certaine ambiance et ça va avec notre image même si on a été un peu timides jusque-là dans nos clips, sur ce clip-là on voulait véhiculer ce que nous on ressent vraiment sur scène quand on joue et ce qu’on a envie de donner aux gens.

F : Je pense qu’on a un petit peu caricaturé la chose aussi, parce que dans le groupe on consomme tous plus ou moins…

J : De l’alcool hein ! (rires)

F : Oui, de l’alcool ! On n’est pas des alcooliques notoires, on ne se met pas sur le toit tous les soirs parce que d’un côté on ne pourrait pas jouer on le faisait mais on a voulu véhiculer une image qui nous ressemblait, parce que quelque part le fait de faire la fête ça nous ressemble !

N : Et on vient de Cannes, le Miami français mec ! (rires)

F : Enfin voilà, tout ça pour dire que le second degré qu’on a voulu véhiculer dans ce clip n’a pas été assez mis en avant peut-être parce qu’on n’a pas encore l’expérience pour le faire, ce n’est pas facile je pense de faire du second degré qui soit crédible, je pense que les meilleurs pour le faire c’est Blink 182. Mais je pense quand même que le travail sur ce clip a quand même été bien fait parce qu’au final ça fait parler et c’est vrai qu’être chez Artery, le même label que Attila
Attila


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qui véhiculent encore beaucoup plus cette image de pseudo rockstars…

Très assumée !

J : Mais même à leur niveau c’est du second degré, il y en a qui captent et il y en a qui captent pas !

F : Voilà je ne pense pas qu’ils jouent à 18 grammes sur scène, les mecs quand ils doivent travailler en studio ils sont sobres… sinon ils se feraient dégager depuis longtemps, on n’en est plus à la période des punks à chien qui se mettaient à 18 grammes avant de faire un concert et qui n’en avaient rien à foutre d’être pas carrés ou d’être pas dedans. Là on est quand même dans un style de musique ou faut que ce soit droit et si on était à 18 grammes tous les soirs ce ne serait pas le cas.

M : On se limite à 8. (rires)

M : En Belgique !

C’est 4 en France alors ?

M : Mauvais souvenir de Belgique, en tout cas.

N : La dernière fois ça a mal fini ! On s’en rappelle même pas nous-mêmes ! Allez on va passer l’anecdote ! (rires)

C’était quelle bière ?

N (faisant mine de s’énerver) : On t’a dit qu’on allait passer l’anecdote ! (rires)

M : Triple Karmeliet, Kasteel 11…

Ah bin oui, tu peux passer une soirée normale à 10/12 bières, les bières spéciales t’en bois 4 pour avoir le même effet.

J : On a compris ce soir-là.

N : Ça c’était avant. Un groupe pas signé, 24 jours de tournée, 24 cuites. Maintenant tu vois, on est signés, 24 jours de tournée, 22 cuites (rires)



Qui écrit les paroles ?

N : Moi principalement, puis j’arrive avec des feuilles, tous mes lyrics et on essaie un peu de trier ça. En général, pour ce qui est du record chant on se retrouve avec Felix devant l’ordi et on essaie de faire le tri, d’agencer tout ça et du coup quand je suis un peu saturé il me donne un coup de main et on s’en sort plutôt pas mal. Jusque-là ça a été un peu compliqué pour ça parce que personne n’est réellement bilingue dans le groupe. Moi j’ai appris l’anglais sur le tas avec la musique donc l’écriture a été assez complexe parce que j’écris en anglais directement et pas en français. J’ai une plume pas dégueulasse en français mais j’ai jamais trouvé personne pour traduire vraiment mes textes comme il fallait donc j’ai décidé d’écrire directement en anglais. C’est plus facile pour trouver les rimes… jusque-là on a fait de l’anglais basique mais efficace et j’essaie quotidiennement d’étoffer ça pour avoir sur les prochains albums des lyrics plus riches et en même temps plus parlants et tubiques…

F : Faut que ça soit accrocheur.

N : Voilà le but c’est plus profond mais plus accrocheur à la fois. C’est un peu contradictoire mais on y arrive tout doucement.

J : Et faut que ça parle au public tout simplement, que tout le monde puisse s’y retrouver.

F : Dans le passé du groupe on s’était vachement basés sur la cinématographie. C’était le concept du début du groupe, d’ailleurs le nom du groupe vient d’une réplique du film Doberman. Et c’est vrai qu’on avait basé tous nos textes sur la demo et l’EP par rapport à des films, chaque chanson correspond à un film et on a essayé de retranscrire un sentiment par rapport à ça en utilisant des fois directement des répliques du film dans les paroles et c’est vrai que sur l’album on a un petit peu perdu ça. Je pense que s’il y avait quelque chose à changer pour le futur ça serait peut-être de revenir là-dessus parce que c’est quelque chose qui collait mieux… à cette époque-là ça nous gavait et on voulait passer à autre chose et en fait on se rend tous compte que c’était plus parlant, ça faisait plus de folklore et les gens avaient tendance à discuter des lyrics. On a un peu perdu ça et je pense que dans l’avenir on va essayer de revenir un petit peu à ça tout en essayant d’aller vers le plus accrocheur, vers quelque chose qui va vraiment parler aux gens parce qu’à l’heure actuelle il faut que les gens puissent s’identifier à notre musique. Et on ne fait pas du metal très technique où les paroles passent au second plan. Je pense que le chant, dans notre style de musique, c’est quelque chose à mettre en avant et c’est pour ça qu’on va revenir à ça, que ce soit plus parlant vis-à-vis du public. En plus on est tous très très fans de cinéma donc je pense qu’on va revenir à ça dans l’avenir.

Et vous cherchez aussi une cohésion entre les paroles ? Je prends pour exemple Give And Take où les paroles d’amour et de passion, alors que sur We’ll Never Fall c’est des paroles plus agressives et directes…

F : C’était très ego-trip We’ll Never Fall.

N : Ego-trip mais avec un message tout de même positif derrière si tu veux. Même quand j’écris des textes assez choc et avec un peu de prétention, il y a toujours un espèce de message positif derrière. Par exemple, tu me cites We’ll Never Fall où effectivement on attaque pas mal mais derrière, le message c’est qu’on ne lâchera pas l’affaire, qu’on va continuer, qu’on est là pour ça et qu’on va se battre. D’où le titre de la chanson d’ailleurs.

F : Et ça communique aussi pour les gens, quoi qu’il leur arrive dans la vie de tous jours, parce que je pense que tout le monde se prend des bâtons dans les roues et des grosses claques dans la gueule, je pense qu’on est tous là pour dire que malgré ça il faut se relever, continuer, avancer et ne jamais laisser tomber.

J : C’est ce qu’on essaie de faire et c’est notre ligne de conduite !

N : C’est ce qu’on essaie de faire et c’est le but des paroles ! Et c’est pour ça aussi qu’on fait un clip qui était dans le second degré, pour aller à l’encontre de ces paroles peut-être prétentieuses et c’est pour ça qu’à la fin du clip on est tous par terre. D’ailleurs We’ll Never Fall mais on est tous par terre à la fin. C’était pour dire qu’en gros, on n’a pas réussi mais tant pis ce n’est pas grave. Demain est un autre jour et on fera mieux demain.

Et l’avenir pour votre groupe, de quoi le voyez-vous ?

J : Bin là on une fin d’année déjà pas mal remplie, avec des groupes plutôt très bien confirmés avec qui on était à la fois impatients et à la fois assez stressés de tourner avec puisque c’est quand même beaucoup plus gros que nous. Et pour l’année prochaine on a quelques dates confirmées déjà et on verra si ça débouche sur d’autres tournées ! Je pense que l’année prochaine sera exclusivement consacrée à la promotion de l’album encore une fois. Et tourner tourner tourner ! Puis commencer la composition du prochain opus en parallèle. On ne peut pas trop en dire plus puisqu’on a des pistes mais rien de confirmé pour l’instant mais on verra début 2014 ce qu’on peut annoncer.

F : L’avenir dans tous les cas c’est faire le plus qu’on peut et on tous dans cette optique-là. Chacun dans le groupe donne 100% voire même 200% de sa personne dans le projet. Donc l’avenir ça va être de faire le plus de choses possibles dans la meilleure ambiance possible, tout donner et essayer d’aller le plus loin même si c’est à notre petit niveau, voir le plus de pays possibles, voyager… essayer de rencontrer le plus de gens possibles parce qu’on fait aussi ça pour ça. Je pense qu’aucun d’entre nous n’a beaucoup voyagé individuellement donc on essaie de voir du pays, de profiter du fait qu’on fasse de la musique pour aller à l’étranger, découvrir des choses qu’on n’aavait pas encore vues et qu’on n’aurait pas vues dans notre petite vie de tous les jours donc je pense que la priorité ce sera d’essayer de voir des horizons qu’on n’a jamais découverts. Peut-être d’autres continents, on fait ça pour voir du pays, rencontrer des gens et échanger avec eux parce que la musique c’est ça, comme tout art. Voilà. Faire ça le plus possible… et boire beaucoup d’alcool. (rires)

Merci beaucoup pour l’interview !

STGF : Merci à toi !
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AUTEUR : Erik
Rescapé de la scène hardcore underground de la fin des années 90, Erik a lancé Shoot Me Again en 2004 avec Julien, un autre gamin hyperactif de l'...
Rescapé de la scène hardcore underground de la fin des années 90, Erik a lancé Shoot Me Again en 2004 avec Julien, un autre gamin hyperactif de l'époque. Ecumant à eux deux les salles les plus improbables lors du lancement de ce webzine, ils se sont rapidement entourés d'autres camarades de jeu pour renforcer l'équipe. Aujourd'hui concentrÃ...
Rescapé de la scène hardcore underground de la fin des années 90, Erik a lancé Shoot Me Again en 2004 avec Julien, un autre gamin hyperactif de l'époque. Ecumant à eux deux les salles les plus improbables lors du lancement de ce webzine, ils se sont rapidement entourés d'autres camarades de jeu pour renforcer l'équipe. Aujourd'hui concentré sur le développement du site, il est moins présent sur le front. ...
Rescapé de la scène hardcore underground de la fin des années 90, Erik a lancé Shoot Me Again en 2004 avec Julien, un autre gamin hyperactif de l'époque. Ecumant à eux deux les salles les plus improbables lors du lancement de ce webzine, ils se sont rapidement entourés d'autres camarades de jeu pour renforcer l'équipe. Aujourd'hui concentré sur le développement du site, il est moins présent sur le front. ...
Rescapé de la scène hardcore underground de la fin des années 90, Erik a lancé Shoot Me Again en 2004 avec Julien, un autre gamin hyperactif de l'époque. Ecumant à eux deux les salles les plus improbables lors du lancement de ce webzine, ils se sont rapidement entourés d'autres camarades de jeu pour renforcer l'équipe. Aujourd'hui concentré sur le développement du site, il est moins présent sur le front. ...

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