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Interview 05-05-2010 par Fred 9 min de lecture

Headcharger

Commençons par une petite présentation de HEADCHARGER, voulez-vous ?

Antony : On est un groupe de métal très teinté rock et hard rock des 70’s et des 90’s. On vient de France, on existe depuis 2005, et on en est à notre 3éme album. Ce 3éme album s’appelle The End Starts Here, il est sorti chez XIIIbis records et est distribué par Sony.

Seb : Avant cela nous avons sorti en 2005 un premier album éponyme en 2005 et Watch the Sun en 2007. Comme le souligne Antony, j'aime à me dire que nous sommes un groupe de gros rock qui tâche, qui sent bon le sable et la poussière.

Rom : Nous sommes 5 dans le groupe : Seb au chant, Guillaume à la batterie, Antony et David aux guitares et moi à la basse. On vient de Caen en Normandie (France).



Vous venez de sortir votre troisième album, The End Starts Here en janvier. Je crois d’ailleurs que maintenant il est distribué dans le Bénélux, ça sera plus facile pour le trouver en Belgique dès lors…

Seb : En France la distribution est assurée par Sony et nous tenions à ce que ce The End Starts Here soit aussi disponible dans d'autre pays. C'est chose faite depuis maintenant presque 1 mois au Benelux, ce mois ci en Suisse et Espagne et très bientôt dans d'autres pays européens. C'est une étape incontournable pour exporter notre musique.



photo par Florian Giffard


L’artwork de ce nouvel album me rappelle celui de Watch The Sun. Qui en est l’auteur ?

Antony : c’est Mathieu d'Elvis Dead. On était très content du design de Watch the Sun, et de la manière dont il a su faire transparaître le feeling de notre musique dans le graphisme. Pour The End Starts Here, on l’a encore une fois laissé faire, on lui a laissé carte blanche, et encore une fois on en est très content.



Comment avez-vous travaillé pour la composition de The End Starts Here ? À l’écoute de l’album, on ressent une certaine continuité entre les compositions qui laisserait supposer qu’il a été écrit comme un bloc. D’un jet…

Antony : non, pas du tout. Il y a des morceaux beaucoup plus vieux que d’autres. Certains morceaux ont été composés vite, d’autres pour lesquels on est passé par mille versions. A vrai dire on a même composé pas mal de morceaux qui ne sont pas sur l’album. Les premiers morceaux ont été commencés avant même la sortie de Watch The Sun, et d’autres ont été finis en studio…

Seb : Nous avions à la base environs 30 morceaux de composés pour cet album sur une période d'environs 1 an. Nous avons gardé ce qui nous paraissait le plus pertinent pour ce The End Starts Here. Nous nous sommes appliqué à rendre cet ensemble le plus cohérent qui soit, c'est peut être cela qui te donne cette impression. Je pense tout simplement qu'HEADCHARGER est aujourd'hui complètement décomplexé et laisse allait ses envies.



Cette fois-ci pour The End Starts Here vous avez décidé de travailler sans Serge Moratel à l’enregistrement. Par contre vous avez fait une fois encore, appel à Alan Douches pour le mastering. Pourquoi ces deux choix ?

Antony : disons qu’artistiquement, on se sentait assez sûr de ce qu’on voulait pour prendre le risque de tout faire tout seuls dans mon studio, que je tiens avec notre ingé son live, le studio de la Souleuvre. Je pense vraiment que pour les 2 albums précédents, on avait besoin d’un mec comme Serge pour nous botter le cul et nous mettre le nez dans notre caca, il a ainsi su tirer le meilleur du groupe à ce moment là. Pour The End Starts Here, on était sur-motivé pour balancer un album qui déchire, du coup, on a préféré prendre notre temps, et faire exactement ce qu’on voulait, sans souci de temps, de disponibilités, etc. Pour le mastering, on préfère laisser ça à d’autres, et le travail avec Douches, c’est simple, rapide et ultra efficace, du coup, pas de raisons de changer !

Rom : On a en gros pris un mois pour enregistrer les 14 morceaux qui figurent sur l’album… Ca peut paraître long, mais comme nous étions dans le studio de notre guitariste et de notre ingé son en live (le studio de la Souleuvre), on a eu le luxe de prendre bien le temps… Ensuite, le mixage nous a pris en gros 3 semaines… Là aussi on a été ultra perfectionnistes, et vraiment prendre le temps de tout faire sonner comme on l’entendait !!!



photo par Florian Giffard


Depuis votre premier album, le style de HEADCHARGER a évolué. Il y avait déjà cette touche rock’n’roll, mais vous avez affiné votre musique. Comment décrivez-vous votre style ? Ne craignez-vous pas de déboussoler l’auditeur avec ces différentes influences musicales ?

Antony : déboussoler l’auditeur, non, je ne crois pas. C’est clair que certains titres de The End Starts Here n’auraient pas eu leur place au milieu du premier album, par exemple. Mais ça n’arrive jamais que les fans du premier album nous disent « votre dernier album est nul », au contraire, tout le monde nous dit qu’on s’améliore album après album. Nos influences n’ont pas changées, elles s’expriment juste différemment au fur et à mesure des albums, je pense que pour nos fans, tout ça reste cohérent.

Rom : Comme on vient tous les 5 d’horizons musicaux plus ou moins différents, nos influences sont assez vastes, mais ce qui fait aussi notre style… On mélange tout ça et on obtient une formule assez différente de ce que l’on peut entendre… même si nous ne révolutions pas le style, on pratique une musique plutôt originale (du moins pour la France !). On se fait plaisir, on ne se pose pas de question, c’est un peu notre leitmotive…



Quelle est l’évolution dont vous êtes le plus fiers depuis les débuts de HEADCHARGER ?

Antony : l’exigence je dirais. Plus on évolue, plus on est exigent envers nous mêmes. Après je te dis ça, parce qu’il faut bien donner une réponse, mais moi perso je suis fier de rien, je suis juste content de la tournure que prend notre carrière, mais pas fier. Je serais fier quand on sera plus grand que Metallica, mais c’est pas au programme cette année ! Blague à part, jouer a un fest comme le Sonisphere (avec Rammstein, Slayer, Megadeth, Anthrax, Alice In Chains, Faith No More…), qu’on fait cet été à Madrid, n’était pas imaginable les années précédentes, c’est gratifiant.

Rom : Tout simplement, je dirais que l’on a réussi à trouver notre style, on a réussi à mélanger toutes nos influences (et c’était pas gagner quand même faut le dire !!)…On se fait tous plaisir dans la musique que l’on joue, il n’y a pas de leader qui compose tous les morceaux, on est tous d’acteur dans le groupe, chacun amène ses riffs, ses paroles, et on compose tout à 5.



Normalement, on trouve son dernier album, travail, le plus abouti. Percevez-vous déjà des changements ou des adaptations à réaliser dans votre façon de travailler et vos choix pour le prochain album ?

Antony : tu sais, les groupes qui te disent « ouais notre dernier album est génial, il est mieux que les autres », c’est juste de la promo, personne ose dire « merde on aurait pu mieux faire », mais crois moi, c’est ce que tous les bons groupes ont en tête quand ils sortent de studio.
Personnellement, je ne peux plus l’écouter cet album, c’est pas le genre de la maison de se reposer sur nos lauriers, je pense qu’il y a des erreurs sur ce disque qu’on ne reproduira plus.

Rom : on est encore loin du prochain album, même si on a déjà quelques riffs qui traînent à droite et à gauche, des ébauches de morceaux… On verra le moment venu, mais c’est clair qu’il y a encore pleins de choses à essayer, et d’autres à ne plus faire ! On est de gros bosseurs, et on sait se remettre en question quand il le faut ! Ce que l’on sait, c’est où l’on veut aller !





Ce mois-ci, vous revenez quelques fois en Belgique. Vous jouez aussi en Suisse. Mais avec votre musique très américaine, HEADCHARGER a-t-il déjà foulé le sol US ?

Antony : En fait, on va pas aller en Suisse tout de suite, contrairement à ce qui avait été annoncé. Les dates sont repoussées a l’automne prochain. Pour ce qui est des US, on espère bien y aller un jour, après il faut voir les conditions. Aller jouer aux US juste pour se la raconter une fois revenu en France, c’est pas suffisant. Le nombre de groupes qui vont là-bas galèrent à fond, dorment dans leur camion, jouent tous les soirs devant 10 personnes, et rentrent de tournée archi déficitaires, ça me donne pas envie ! Par contre, à la Gojira, aller aux states pour ouvrir pour des grands groupes, là ouais, ça fait envie !

Rom : ah les USA, la terre promise que beaucoup de groupes rêvent de fouler… nous y compris c’est sûr ! Rien de prévu de ce côté-là, mais on espère un jour y aller ! Après comme le dit Antony, ça dépend aussi des conditions ! Si c’est pour y aller, et y jouer dans des conditions ultra à l’arrache, ca sera sans nous ! On veut avant tout se faire plaisir, montrer ce que l’on vaut, mais si rien ne nous permet de faire cela… A quoi bon faire des milliers de bornes, si ce n’est pour dire, on y était ! Je préfère y aller en vacances dans ce cas ! eheh.


Merci à toi pour cette interview, et on se voit au durbuy. On a hâte d’y être !!! Et pour ceux que ca intéresse on jouera au MAGAZIN 4 (bruxelles) la veille (le 6 mai !) avec DRIVING DEAD GIRL, histoire de se mettre en jambe pour la grosse soirée du durbuy (le 7 mai) !
Les autres dates en Belgique :
13/05/10 LA LOUVIERE (BEL) @ La taverne du théatre w/ the catalyst (US)
14/05/10 ARLON (BEL) @ L'entrepôt
15/05/10 MONS (BEL) @ La chapelle
On espère vous y voir (ou revoir !!!).

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