Rythmiques solides, voix rocailleuse et guitares bien grasses voilà les ingrédients nécessaires pour faire un album à la Headcharger. Un peu cliché me direz-vous ! Et bien oui et non ! Tout en développant un style bien à eux, les Français n'ont en aucun cas la prétention de se considérer comme des innovateurs !
Le but premier est de vous faire bouger et vous défoncer les oreilles en allant d'un point A à un point B sans passer par 36 chemins pour y arriver ! Rajoutez à cela quelques touches d'harmonica comme sur "Drifter" et des solos de gratte endiablés et vous obtiendrez un sacré cocktail nommé Slow Motion Disease !
Avec cet album, Headcharger nous offre un allé simple pour le désert américain ! Entre hardrock, metal, stoner et même des touches bluesy les Normands sont, une fois encore, arrivés à nous livrer un album complet et équilibré qui accroche dès la première écoute.
Même si The End Starts Here semblait déjà être l'album de la confirmation, Headcharger est encore, semble-t-il, monté d'un cran. Cette quatrième rondelle donne l'impression que le combo français est vraiment arrivé à maturité. Rendez-vous pris dans deux ans pour le cinquième album alors ?

Headcharger