Chronique

BRING ME THE HORIZON
Suicide Season

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Visible Noise



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Lundi 17 janvier 2011

2 ans après un premier album convaincant mais pas révolutionnaire les Anglais reviennent avec cet album qui allait les transformer en superstars. Alors, succès mérité ou complètement surfait ?

Première constation à l’écoute de cet album, leur musique combine toujours éléments hardcore et metal. Par contre on lorgne plus vers le metalcore classique puisque les éléments death ont presqu’entièrement disparu. La voix hardcore « classique » prend le dessus sur les autres puisque la voix death ainsi que la voix hurlée / suraiguë ne servent plus qu’à renforcer l’un ou l’autre passage. Sage décision qui donne à l’ensemble un relief plus marqué.

Musicalement ils explorent également d’autres horizons. Sur la première piste, « The Comedown », de discrets éléments electro (enfin, disons plutôt des bidouillages studio) font leur apparition ainsi que des passages plus chaotiques. Arrêtons-nous également sur les deux morceaux qui ont réellement révélé le groupe à son nouveau fanbase et au grand public, si on peut l’appeler ainsi. Le catchy « Chelsea Smile », bâti sur un schéma hardcore newschool mid-tempo, laisse s’aventurer le groupe sur un terrain d’envolées musicales plutôt emo sur la fin du morceau. Misons que ce passage soit en grande partie responsable de l’attrait de (très) jeunes fans envers le groupe.

Dans un autre style, « Diamonds Aren’t Forever » montre une face plus violente du groupe. Les paroles scandées a capella dès le début du morceau sont claires, mais en deviennent même simplistes voire idiotes : « we will never sleep cause sleep is for the weak – we will never rest ‘til we’re all fucking dead ». Mouais. Faut pas avoir fait sciences po pour comprendre ça, mais c’est facile à retenir et c’est bien ça qui fonctionne en concert.

D’autres morceaux plus « discrets » sur l’album sont toutefois plus efficaces comme « It was written in blood » qui pour une des rares fois montre une cohérence d’ensemble, tant sur la façon plaintive de crier de Oliver Sykes que sur les sonorités de synthé présentes tout au long du morceau. A côté de ça, l’explosif « Football season is over » confirme les qualités du groupe dans un registre plus noisy et chaotique. Le tout torché en moins de 2 minutes, featuring hip-hop compris. Bingo.

A côté de ça, « The sadness will never end », avec en guest star le chanteur de Architects
Architects


Clique pour voir la fiche du groupe
, déçoit. Une structure hyper basique et un refrain déjà entendu 15.000 fois avant. Même sanction pour « Sleep with one eye open », qui nous lance d’entrée un « Fuck you » assez banal qui m’empêche de prendre ce morceau au sérieux.

Paradoxal, cet album. D’un côté on sent les gros moyens derrière, l’inégalité des morceaux laisse penser que quelque chose a été bâclé. Succès mitigé donc. Maintenant, il faut certainement voir cet album comme une transition puisque divers éléments (electrobidouillages) se veulent plutôt discrets sur cet album mais se retrouveront peut-être au premier plan par la suite. La réponse bientôt sur leur nouvel album « There is a hell believe me i’ve seen it, there is a heaven let’s keep it a secret ».
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AUTEUR : Erik
Rescapé de la scène hardcore underground de la fin des années 90, Erik a lancé Shoot Me Again en 2004 avec Julien, un autre gamin hyperactif de l'...
Rescapé de la scène hardcore underground de la fin des années 90, Erik a lancé Shoot Me Again en 2004 avec Julien, un autre gamin hyperactif de l'époque. Ecumant à eux deux les salles les plus improbables lors du lancement de ce webzine, ils se sont rapidement entourés d'autres camarades de jeu pour renforcer l'équipe. Aujourd'hui concentr...
Rescapé de la scène hardcore underground de la fin des années 90, Erik a lancé Shoot Me Again en 2004 avec Julien, un autre gamin hyperactif de l'époque. Ecumant à eux deux les salles les plus improbables lors du lancement de ce webzine, ils se sont rapidement entourés d'autres camarades de jeu pour renforcer l'équipe. Aujourd'hui concentré sur le développement du site, il est moins présent sur le front. ...
Rescapé de la scène hardcore underground de la fin des années 90, Erik a lancé Shoot Me Again en 2004 avec Julien, un autre gamin hyperactif de l'époque. Ecumant à eux deux les salles les plus improbables lors du lancement de ce webzine, ils se sont rapidement entourés d'autres camarades de jeu pour renforcer l'équipe. Aujourd'hui concentré sur le développement du site, il est moins présent sur le front. ...
Rescapé de la scène hardcore underground de la fin des années 90, Erik a lancé Shoot Me Again en 2004 avec Julien, un autre gamin hyperactif de l'époque. Ecumant à eux deux les salles les plus improbables lors du lancement de ce webzine, ils se sont rapidement entourés d'autres camarades de jeu pour renforcer l'équipe. Aujourd'hui concentré sur le développement du site, il est moins présent sur le front. ...

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