Retour en 2006, année de sortie de ce « Count your blessings ». Le groupe anglais n’a que 2 ans d’existence et comme unique bagage un EP sorti l’année précédente, « This is what the edge of your seat was made for ». Un EP prometteur mais pas révolutionnaire, pour dire vrai il est même plutôt resté confidentiel.
Pourtant dès la sortie de ce premier véritable album BMTH commence déjà à faire parler de lui. Pas tant pour la qualité de leur musique ou de leurs prestations live que pour la polémique qui divise ses fans. Oui, sacrilège de la part du groupe anglais. Si la musique est résolument deathcore, le look des musiciens et principalement de leur frontman/poseur Oliver Sykes ne « correspond » pas.
Bin oui, on veut ses rappeurs noirs, ses punks crêtus et sales. Donc on veut ses metalheads chevelus, barbus et mal entretenus. CQFD. Or, Sykes est plutôt un petit minet bien stylé, visuellement tout droit sorti de la scène emo hype américaine. Ce qui fait que le groupe récolte en guise de fans des demoiselles du même acabit. Et par la même occasion, les amateurs de la musique de BMTH ont plutôt tendance à leur tourner le dos. En tout cas, pour ces raisons BMTH se fait un nom, ou tout du moins des initiales.
Cet album est un condensé de deathcore technique. Dès la piste d’entrée, Pray for Plagues, BMTH enchaîne double pédale, riffs de guitare death-metal et voix tantôt grognée tantôt hurlée à la sauce metalcore. L’album est dans l’ensemble pêchu, cohérent et efficace. De bonne facture mais musicalement rien ne le démarque réellement du reste de la scène deathcore.
Quoi qu’il en soit. BMTH a, avec cet album, posé la première pierre de leur édifice qui allait leur conférer par la suite un statut de groupe incontournable mais toujours controversé.

Bring Me the Horizon