Doté d'une brutalité bien frontale, Ave cogne dur. Avec un son issu des bas-fonds, une basse grasse et bruyante, des guitares puissantes et tranchantes, et des vocaux vociférés, ABSOLUTIST trouve le juste milieu. Celui qui place le groupe dans la lignée du Punk-Hard-Core, du Post-Core chaotique sans éparpillement, de la noirceur, de la rage et de l'animosité. Jouant pied au plancher, le groupe est aussi capable d'un jeu ralenti mais bien appuyé qui laisse exprimer une ambiance tendue.
Tectonics, la longue plage (presque 5 minutes) de l'album, lorgne par son intro et son martèlement vers une scène Post-Hard-Core avant de se lâcher à nouveau dans un déluge plus Grind. Pour preuve que le groupe n'a aucune envie de s'enfermer dans une étroitesse de registre, il puise dans ce qui se fait de plus intéressant sans s'engouffrer et s'immobiliser dans un exercice de style.
Cohérent du début à la fin, Ave, est puissant et noir. Les samples, un peu dispensables, sont là pour servir à illustrer le propos. S'attaquant clairement à la religion (Churches Burn, Black War, Vile Communion), ABSOLUTIST apporte de l'eau au moulin du Black Metal. Bien au-delà de ses influences musicales et des clichés.
Clairement la première claque de l'année. Le groupe sera en tournée courant mars et il cherche encore des dates, notamment en Belgique. Espérons qu'un passage par chez nous sera possible afin d'apprécier si le trio est autant capable de convaincre sur scène que sur album.

Absolutist