Dans My Flesh Reveals Millions Of Souls, le trio liégeois a mis toute sa rage. Démarrant de façon tonitruante, le disque ne concèdera aucune accalmie mélodique contre toute attente. Nerveux et fougueux, ce disque tranche à la façon de SHELLAC et cogne aussi dur qu'un JESUS LIZARD.
THE K, c'est comme un rouleau compresseur lancé avec le moteur d'un semi. Si il y a bien quelques virages qui sont abordés et qui obligent aux ralentissements, ce n'est que pour mieux enfoncer l'accélérateur. La basse nous tient dans les cordes tandis que la batterie garde le moteur en ébullition.
Le chant de Sébastien a de quoi surprendre aussi. Tantôt sur le ton de la narration hallucinée, il a aussi réussi à pousser la gueulante dans une style moins Rock et à la limite du Modern Hard Core (CEREMONY, DEFEATER...) affirmant encore un peu plus profondément dans l'épiderme cette trace Dur de l'étiquette. Pas plus de sucre dans le moteur de ce côté là.
THE K que l'on disait assis le cul sur deux chaises, entre Rock énervé et mélodies Pop, démontre qu'il ne s'est pas trompé en clamant haut et fort au milieu de Metalheads que son Rock n'a rien de mou. Ce ne sont pas que les décibels qui importent ici, mais bien plus la tension et la puissance du jeu. Et dans ce registre, THE K donne des leçons et prend sa revanche. Une revanche que les Liégeois peuvent savourer pour avoir mis dans le mille avec ce premier album suintant de sincérité et où l'urgence n'est pas synonyme de précipitation. Les reliquats Pop que certains pouvaient encore percevoir ont été écrabouillés, piétinés et mis en miettes avec ce disque.

The K.
Shellac
