Ceux qu'on appellait les Karma To Burn d'Angleterre (oui, je sais, c'est un peu comme dire le Cristiano Ronaldo des Carpates) sont passés en format trio laissant tomber le chant au profit d'une énergie pure de riffs entrainants et de solos tirants vers le psyché et le space-rock comme le font très habilement des groupes tels que The Machine ou Colour Haze.
Concrescence est effectivement un album instrumental avec 6 titres dont certains, comme le titre d'ouverture Miasma, atteignent les 10 minutes permettant ainsi plus d'ouverture aux compositions pour un résultat moins carrés et plutôt progressif.
Si tout l'album se prête à cette règle, qui peut en live laisser libre court à l'improvisation, ce six titres n'est nullement dépourvu d'hymne stoner plus classique et carré comme l'est l'excellent titre Tungsten Gold.
En fait, Concrescence apparait comme une résurrection pour les Bristoliens dont on attendait un signe de vie depuis 5 ans déjà et la sortie de leur précédante plaque "Transmigration". Le chanteur Joe Volk a laissé place à un power trio plutôt bien balancé, moins cliché, pétri de sonorités space-rock incisives avec des morceaux plutôt back to the roots. Bon c'est pas du BB King mais c'est pas du Queen Of The Stone Age non plus.
Vous pourrez assister prochainement à cette renaissance car le groupe est actuellement en tournée et notamment en Belgique avec une date à Liège (La Zone) le 19 avril. Vous avez déjà vu un phoenix renaître de ses cendres?
Gonga
Karma to Burn
The Machine
Colour Haze