Chronique

SEPTIC FLESH
Titan

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Season of Mist

10 titres - 45 minutes
Sorti le 20-06-2014


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Jeudi 28 août 2014

Le projet de Septic Flesh est entré dans une phase identitaire aussi personnelle que réussie à l’orée des années 2000. Ce Death progessif mêlé de compositions classiques/symphoniques a vu les Grecs s’affirmer comme des maitres du genre, et on attendait en cela de voir comment Titan pourrait parfaire le concept entamé sur Communion, et déjà rehaussé sur The Great Mass.

Titan arbore quelques-uns des ornements habituels de Septic Flesh: un artwork magnifique, une production bien fournie (quoique faisant ressortir le chant de manière un peu plus old school que sur The Great Mass) et la participation essentielle de l’orchestre philarmonique de Prague.

Car, plus encore que sur ses deux précédents opus, les partie instrumentales classiques renforcent le côté grandiloquent de Septic Flesh et font de Titan un album-œuvre. Le groupe affirme de nouveau cette volonté de poser des ambiances et des empreintes propres à chaque morceau. A cet effet, le morceau titre est sidérant de richesse et reflète cette complexité orchestrale, inouie, d’un propos plus ambitieux que jamais. Le clavecin sur The Order Of Dracul, les cordes sur Burn, la complexité de Order of Dracul ou Prometheus, les exemples ne manquent pas.

Pour autant, on ne peut pas affirmer que Septic Flesh a oublié son pendant Metal. Eloquence des riffs, soli inspirés, vocaux grondants et parsemés de chant clair, voire lyrique, Titan reprend les qualités habituelles d’un Septic Flesh plus accrocheur (Dogma, Prototype), mais réussi à les fondre dans son contexte orchestral qui semble plus que jamais au centre de chaque composition. Des compos qui n’oublient d’ailleurs pas la mélodie pure (Ground Zero).

Evidemment, après un The Great Mass qui œuvrait déjà dans la même formule, Titan surprend moins. Pire, on peut aussi lui reconnaitre quelques longueurs (Prometheus), voire même un certain manque de morceaux vraiment charismatiques comme l’étaient les Pyramid God et autres Vampire from Nazareth. Le tout est réussi et le fruit d’une démarche hyper cohérente, mais les morceaux pris à part peuvent laisser ce petit goût de too much ampoulé (War in Heaven) ou au contraire inachevé (Dogma).

Mais, quand-même, Septic Flesh accouche à nouveau d’un album que peu de groupes sont capables de produire : ambitieux, inspiré (la plupart du temps) et exécuté de main de maître (de chef d’orchestre !). Le genre d’album dans lequel il est bon de se perdre. A voir maintenant pour la suite si Septic Flesh aura à nouveau besoin "d’en faire encore plus", ou s’il cherchera à regagner en efficacité…


Tags : symphonic, death, siro
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