Pour l’occasion, les Athéniens n’ont pas lésiné sur les moyens en s’adjoignant pas moins de cent musicien.nes et choristes, issu.es du Symphonic Experience Orchestra, du Enharmonía Vocalis Choir et du National University of Mexico Children’s and Youth Choir (être acteur et actrice d'un tel concert, ça forge la jeunesse?!). Les Dimmu Borgir du death metal étaient donc loin d’être seuls sur scène ce soir-là.
Même s’ils sont actifs depuis 1990, vous n’êtes pas sans savoir que Septicflesh avait fait un break entre 2003 et 2007. Quatre années qui ont permis de relancer la formation, une réunification qui s’est opérée jusqu’au nom de leur formation, en supprimant l’espace entre «Septic» et «Flesh». Un constat s’impose : le groupe a décidé de faire table rase du passé. Comprenez par-là qu'il ne faut pas espérer trouver dans ce live des compos antérieurs à 2007.
En février 2019, Septicflesh est déjà depuis quelques semaines sur les routes afin de défendre son dernier opus, Codex Omega. C’est donc en toute logique qu’on y retrouve bon nombre de titres sur la playlist. Bien qu’il y ait la présence exceptionnelle de chœurs et d’orchestres, le live dont est issu Infernus Sinfonica MMXIX n’est donc qu’un set parmi d’autres sur la tournée. La date donnée un mois plus tard, à Bruges, comportera à peu de choses près les mêmes morceaux. Démarrant avec Portrait of a Headless Man, le concert n'omettra d’inclure les plus gros titres de leur seconde vie : The Vampire from Nazareth, Pyramid God, Communion ou encore Anubis.
Musicalement parlant, c’est évidemment léché. Ce qu’on demande avec Septicflesh, c’est du faste et de l’emphase. Soyez rassuré.e, vous n’en manquerez pas. La représentation est carrée comme un lit militaire et Seth Anton, quand il n’emplit pas tout le théâtre de sa magnifique voix grave, ponctue le show avec beaucoup de classe et d’élégance. Les parties orchestrales sont, cela va de soi, ici jouées en live, ce qui offre une très intéressante profondeur aux morceaux. Si on se voulait tatillon, on aurait parfois pu apprécier que les instruments soient un peu plus audibles et davantage mis en avant. Mais c’est vraiment histoire de chipoter.
death metal melodique grèce

Septic Flesh