Chronique

OBITUARY
Obituary

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Relapse Records

10 titres - 33 minutes
Sorti le 17-03-2017


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Dimanche 21 mai 2017

Je ne vais pas revenir sur l’amour inconsidéré que je porte à Obituary
Obituary


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, référence incontestable de Death US, made in Florida, et qui reste pour moi un des meilleurs groupes du genre encore en activité, surtout sur scène. Déjà évoqué, déjà rabâché, que ce soit à l’occasion de la sortie d’Inked in Blood, son précédent album studio (2014), ou d’un des nombreux concerts donné en support depuis.

Un excellent album et une série de concerts atomiques qui ont permis au groupe de (re)gravir les échelons métalliques dans le cœur ensanglanté de tout fan d’Extrême qui se respecte, y compris chez Relapse qui a cette fois donné à nos Floridiens un « vrai » contrat pour ce nouvel album studio, loin du crowd-funding auquel le groupe a eu recours pour Inked in Blood, mais que, paradoxalement, je ne sentais pas trop.

La faute à quelques signes avant-coureurs qui ont déclenché mon alarme interne, depuis ce prologue assuré maladroitement par un album live finalement mitigé (Ten Thousand Ways to Die, 2016) jusqu’à ce choix plutôt étrange de faire de ce nouvel opus un éponyme. Un détail me direz-vous, mais vous savez comme moi que les titres d’albums sont toujours méticuleusement choisis par nos groupes favoris et que la fameuse décision de l’éponyme n’est jamais prise à la légère, surtout quand on sort son dixième effort. Le récent exemple de Suicide Silence
Suicide Silence


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n’étant pas fait pour me rassurer concernant ce détail (horreur suprême, je cite Suicide Silence
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dans une chronique d’Obituary
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... repends-toi malheureux !).

Vous l’aurez compris, le résultat final me déçoit. Fini les charges punitives et viscérales qui flirtaient avec les influences Hardcore sur Inked in Blood, exit les classiques instantanés : si ce nouvel album confirme évidemment la maîtrise toujours aussi imposante des frères Tardy and co du genre, il montre aussi en quoi il n’est malheureusement pas si simple d’en sortir un contenu qui sorte du lot. Pas que cet album soit mauvais, mais il s’avère somme toute plutôt générique, y compris pour du Obituary
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Ainsi, si l’entame thrashy-groovy (Brave) fait plutôt plaisir, elle se voit complètement anéantie par le titre suivant, dont le riffing lui ressemble tant que l’on a presque l’impression d’entendre la même compo... jusqu’à cette avalanche de soli de grande qualité, qui redonne espoir quant à la suite de l’album. Malheureusement, toute la portion suivante (une grosse portion en fait, considérant les maigres 33 minutes au total) donne sens à l’expression ‘ventre mou’ et se complaît dans un contenu trop commun pour du Obituary
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: A Lesson in Vengeance, End It Now, Kneel Before Me, It Lives et Betrayed ressemblent à du Obituary
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pur jus. Mais elles manquent cruellement d’inspiration et finissent par toutes se ressembler, même si, en conclusion, Turned to Stone et Ten Thousand Ways to Die relèvent enfin le niveau grâce à davantage d’effort au niveau du chant et un travail sur les guitares plus accompli.

Obituary (l’album) voit donc Obituary
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(le groupe) manquer un peu sa cible : si on reconnait sans peine la patte du groupe (celle qui nous botte le cul) et que son songwriting fonctionne à plein régime le temps de deux ou trois compos, celles-ci manquent au final de personnalité et font de l’ensemble un disque trop convenu, trop consensuel. La pleine zone de confort ne sied pas toujours aux pontes du Death !






Tags : Death, Floride, old school
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