Et effectivement, les années passent sans que Obituary ne se pose davantage de question : Centuries of Lies tape directement dans le lard, sans effet d’annonce, avec ses riffs rudes et la voix toujours aussi rudement arrachée de John Tardy. Rapide et brutal, l’album suit cette ligne directrice sans chercher à en faire des tonnes ou à rajouter de nouveaux ingrédients à sa recette. Le tout étant doté d’un son très crû, mais très savoureux, à la mode old school des albums plus anciens du combo.
Rapides et accrocheurs, les morceaux proposés sur la première moitié de l’album sont très réussis et font honneur à ce que Obituary sait le mieux faire : ce Death très groovy et bien entraînant. Violent by Nature mouline sec (le riff du refrain va faire très mal en concert !), Pain Inside gravite lourdement dans le dur, et Visions in My Head groove comme si l’on était de retour au tout début des années 90. Parfois plus mid tempo (Deny You ou le morceau titre), Obituary nous installe en plein cagnard floridien et laisse parler sa puissance écrasante.
Dommage cependant que la fin de l’album perde un peu de cet élan. Parfois plus Thrash (Minds of the World), l’album n’ennuie pas mais ne provoque pas plus d’excitation : les riffs de tueur et le groove restent présents mais Inked in Blood se décolore au fil de l’écoute, surtout quand il réutilise certains plans identiques d’une chanson à l’autre.
Reste que, aussi loin maintenant de son âge d’or que de sa crise de la fin des années 90, Obituary respecte sa tradition et revient pour délivrer leur dose aux fans. Avec ces quelques morceaux hyper accrocheurs, Inked in Blood est en cela de très bonne facture et mérite de lui accorder toute votre attention.
Death, Groove, Floride, Tardy, old school, Thrash

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