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VOLT VOICE
EP 07 (autprod) Dans le coin, Volt Voice ça fait un moment qu’on en parle. Et pour cause, leurs concerts étaient toujours super énergiques, ça partait dans tous les sens et c’était inventif. Mais à l’époque ce que j’avais entendu de leurs enregistrements m’avait laissé plutôt froid. Puis, les rencontres s’enchaînent. D’abord fiers représentants du premier navire des Massacrés Belges, ils ont depuis quelques moins rejoint le collectif liégeois Honest House au côté de groupes comme Frank Shinobi ou Taïfun , très actifs dans tout ce qui touche au post/math-rock dans le coin. Une collaboration évidente tant au point de vue musical que personnel, avec ce côté festif / pas prise de tête / buveur de bière qui les caractérisent. Ouaip, des gars adorables tous ceux-là. Du math-rock pas mal torché et saucé à la noise, le tout dans des constructions musicales bien décousues, voilà comment on pourrait décrire le groupe, ou pas. En tout cas, eux, ils préfèrent l’expression « blues urbain post-névrotique ». Et tout compte fait, ce n’est pas un mensonge. Toujours surprenant sans vouloir en rajouter, Volt Voice propose une musique inhabituelle pour le profane qui peut sembler effrayante de prime abord mais qui ne peut que séduire par son audace et par l’efficacité de la section rythmique. Le son est volontairement grassouillet et tout l’EP est parsemé de samples qui ajoutent une certaine dimension aux compos. Un de leurs atouts est sans conteste leurs prises de risques, pas spécialement au niveau de la construction des morceaux (les rythmes cassés et le non-respect des conventions couplet-refrain-couplet-refrain est quand même très convenu dans ce style musical, au final) mais plutôt au niveau sonorités comme sur l’excellent morceau Patanegra, avec ses clap-clap de mains et sa partie vocale qui ferait presque penser à du scat, le côté gai-luron en moins. Une vraie réussite. Les voix sont par contre assez présentes tout le long de l’EP, ce que je considère comme un gros bonus aussi, vu l’assaut presque effrayant de groupes instrumentaux actuellement. Coup de chapeau au passage à Graffen Völder , duo basse-batterie avec les 2 rythmeux du groupe, et à El Dinah , leurs amis et frères d'armes qui nous offrent tous le même régal en concert. Cet EP 4 titres est donc la preuve que leur force n’est pas que leur jeu de scène, les compos sont maintenant arrivées à un niveau supérieur ! Chroniqué par erik le 24-06-2007 | ||
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