Pour ceux qui ne connaîtraient pas encore le quartet, VOLT VOICE est assez atypique et difficilement classable. Partie prenante de la scène indé, on retrouve la section rythmique de GRAFFEN VOLDER au sein du groupe. On entend d’ailleurs assez bien que le duo devenu trio (GRAFFEN VOLDER, si tu ne suis pas) s’est beaucoup exprimé pendant la mise en veille de VOLT VOICE. En effet, la musique des Hutois s’est musclée et l’alliance Basse-Batterie est intensifiée par une solidité nouvelle. Elle fait bloc pour donner du corps et n’hésite pas dans un élan de vélocité à casser les rythmes.
C’est donc un VOLT VOICE transfiguré qui revient. Là où le groupe avait parfois tendance à s’enfermer dans un jeu fleuretant avec une indie un peu pop ou un post-rock plutôt rock, il se ressource dans des expérimentations tantôt noise tantôt math-rock, mais toujours avec frénésie. Ce n’est qu’à la fin des dix titres, avec The Trees que VOLT VOICE conçoit à nouveau d’adoucir son urgence et se replonge, peut-être avec une certaine nostalgie dans un registre proche de ses débuts.
Côté production, il m’a fallu un temps d’adaptation. Le son est assez compact, ce qui donne une impression d’étouffement et de saturation. Si cela contribue à l’urgence du disque, elle laisse par moments, quelque peu sur le carreau certains passages plus délicats qui pourraient donner du relief et un souffle nouveau au disque.
Hormis cet avis sur la production, l’album donne sacrément envie de revoir VOLT VOICE sur scène. La maturation dont fait preuve les compositions révèle un groupe prêt à en découdre avec les atmosphères et les barrières. Voilà VOLT VOICE est lourdement armé !



Graffen Völder