Si le groupe est plutôt récent le chanteur, Florent Salfati, a déjà tenu le micro pour le groupe hardcore Hate In Front et gère le studio Homeless Records dans lequel sont déjà passés nombre de groupes originaires de la Côte d'Azur. Comme on n'est jamais mieux servi que par soi-même, c'est donc dans ce studio, ainsi que dans le studio Polar Deer Recordings, que ce Hollow a été enregistré et mixé. La sortie de l’album a été précédée de quelques mois par celle de la vidéo de Outside And In, qui annonçait déjà clairement les intentions du groupe : offrir une réponse crédible à la vague de hardcore newschool anglaise et américaine qui met tout le monde d’accord depuis quelques années.
Après une brève introduction acoustique, le morceau-titre Hollow confirme nos premières impressions mais c’est sur Perspective, premier véritable morceau de cet album, que Landmvrks montre son plein potentiel : musicalement technique et structuré, le hardcore des Marseillais sur lequel vient se poser une voix éructée parfaitement mesurée et en place est à la fois puissant et carré. Le refrain laisse apparaître la facette mélodique de Landmvrks avec un tempo ralenti et une voix claire tout aussi en place.
Winter apparaît comme le single incontournable de cet album. Une intro en voix claire reprise en refrain avec une mélodie absolument imparable, un featuring de poids avec la participation de Mattéo (Novelists), tous les ingrédients sont là pour attirer les oreilles affinées vers ce Hollow.
Au fil des morceaux, je me surprends à penser à plusieurs reprises « Ah mais c’est celui-là le meilleur morceau de l’album » et au final il est presque impossible d’en sortir un du lot. Et pour cause, Landmvrks a développé un sens de la mélodie impressionnant, mis en avant dans les voix claires de Florent Salfati. Car après l’interlude November 15th, le triptyque Wrong Generation - Empty Place - Meaningless (premier morceau diffusé par le groupe en août 2014, près de deux ans avant la sortie de cet album) enlève tout doute sur la qualité de cet album, qui ne s’essouffle pas après les vingt-cinq premières minutes. L’album s’adoucit par la suite, avec le calme Endless Paradox et le morceau de clôture, une version acoustique de Meaningless, sur les airs de vieux héros de l’emo comme Dashboard Confessional ou Hot Water Music. Ces deux titres sont toutefois séparés par l’explosif World Of Pain, qui sort du carcan « hardcore mélodique » pour laisser apparaître des éléments djent bien sentis.
Un album qui crée la surprise de cette année 2016 qui n’avait pas encore réussi à m’émouvoir musicalement et qui a les atouts nécessaires pour ouvrir des portes au groupe, à une époque où il est devenu difficile de tirer son épingle du jeu sans un brin de chance… que nous souhaitons à Landmvrks en tout cas !
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Landmvrks
Dashboard Confessional