Interview

WOLVENNEST

Shazzula : ''Quand la musique est bonne et faite avec les bonnes intentions, qu’importe l’étiquette.''


Samedi 13 février 2021

Vous le savez (on vous a proposé dernièrement d’écouter deux extraits : Disappear et Swear to fire) , les Bruxellois de Wolvennest
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sortent leur troisième album, « Temple », le 5 mars prochain via Ván Records . Reshma va d’ailleurs publier sa chronique dans quelques jours.
Avant cette sortie, nous avons discuté avec Shazzula, la maîtresse de cérémonie. De l’évolution du groupe, de l’inspiration, du son, de l’image et de deux, trois autres petites choses.



Quel est ton sentiment personnel par rapport à « Temple », votre nouvel opus ?
C’est un album plus frontal dans le son, très proche de la dynamique qu’on a (ou qu’on avait, vu les circonstances) sur scène. On a tenté de mélanger cette approche avec l’aspect « ambient » qu’on retrouve depuis les débuts du groupe. Ceux qui nous ont suivis jusqu’ici ne devraient pas être dépaysés, c’est un album qui résume parfaitement ce qu’est Wolvennest
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s’installe confortablement dans le paysage musical alternatif belge. Quelle est la recette de ce succès ?

Tourner son regard vers l’étranger et rester soi-même. Les frontières sont mentales. Mais parler de succès est exagéré, on a gardé une approche très underground. Nos objectifs ont toujours été les mêmes : faire de la musique entre personnes qui se respectent et qui s’aiment et passer des beaux moments. On construit des souvenirs et si notre musique est associée à des beaux souvenirs pour des personnes extérieures au groupe, c’est fantastique (vraiment), mais ce n’est pas l’objectif de base.

Je pense que votre dernier concert en Belgique était en février 2020 à l’AB. Un concert qui avait fait forte impression, en tout cas, chez Shoot Me Again. Comment tu te sens sur scène ?
Libre. Et avec du recul, ce concert à l’AB semble proche, lointain, comme une émanation provenant d’une autre dimension. Tant de choses ont changé depuis.

Nos chroniqueurs, Pierre et Peps, ont décrit votre musique comme « hypnotisante ». Est-ce que ça correspond aux émotions que vous voulez provoquer ?
Ce sont des émotions qu’on veut provoquer en nous avant tout. Mais voir des yeux fermés dans le public, avec un petit sourire au coin de la bouche, ça nous donne (ou donnait) une belle énergie et un esprit de communion qui allégeait les esprits.



J’ai appris en nouveau mot, grâce à toi : thérémine ! Où as-tu déniché ce drôle d’instrument qui fait de la musique sans être touché ?
Comme beaucoup de mômes, j’ai entendu le thérémine dans plein de B.O. de films. Cet instrument était utilisé dans des groupes de Psyché et autres, puis ma rencontre avec Tim Blake en France lors du IAO Fest où il jouait avec Turzi, c’était l’époque ANO, c’est là que j’ai commencé. Depuis lors je montre à des kids comment en jouer, on construit des petits thérémines aussi, des radios.

Cherches-tu l’inspiration dans des cultures différentes, des voyages, etc. ou pas spécialement ?
Depuis 2000, je n’ai cessé de voyager, ça c’est un peu calmé car je suis constamment active, les projets bruxellois sont solides et passionnants. Après Black Mass Rising (2011), je me suis focalisée sur un projet intemporel « The Spirits Trilogy » où j’ai réalisé avec mon équipe des images en Islande, Mongolie, le projet prendra le temps qu’il prendra. Prochaine étape : Ecosse et Irlande.

Tu improvises avec le son et l’image. « The spirits trilogy » dont tu viens de parler mais je pense aussi aux projets Kazsbân ou celui des Nuits Dark Ritual. Pourquoi cette association du son et de l’image ? J’ai l’impression que l’image est un élément important pour toi, dans ta création. Non ? Tu as réalisés des films, aussi, je crois ?
Je réalise des images depuis longtemps, j’ai commencé par le dessin, la peinture, et j’ai réalisé des films en super 8. Marc (La Muerte
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) m’avait donné une caméra super 8 en 1999.
J’ai travaillé autour de la projection aussi puis de la vidéo, bien sûr, et du son, ça coule de source. Oui je suis fascinée par l’image et le son en corrélation dans l’espace ou simplement le son et l’image… et l’improvisation musicale est un dérivé de ces expérimentations, ces réalisations.
Parfois je réalise un film rien que pour une performance unique et personne ne reverra le film.

Est-ce que tu travailles sur d’autres projets de ce genre? On peut avoir quelques infos ?
Je travaille sur une série de films sous forme de court-métrages en collaboration avec D. Dujeux, et je n’ai pas fait une croix sur « The Spirit Trilogy », dont le premier volume, tourné en Mongolie est sorti en DVD il y a deux ans. Cela avait présenté un travail colossal, j’ai failli y laisser ma santé mentale, donc je prendrai bien le temps de planifier les volets suivants. Le futur est toujours incertain, on tente comme on peut de le diriger avec nos rêves, même les plus inaccessibles.



Tu as créé le label Black Mass Rising. Tu es une vraie touche-à-tout. Tu as peur de t’ennuyer ? :-) Pourquoi avoir créé un label ?
BMR c’est surtout une période 2011-2021 On verra ce qui suit. On a jamais été un label très actif ce n’était pas le but. Nous sommes deux (avec Phil Marie) pour ce label.

Je ne devrais pas poser ce genre de questions mais, en tant que femme artiste, te sens-tu légitime, respectée et considérée au même titre qu’un homme artiste?
Je ne me pose même pas la question, ce qui est en soi une réponse.

Es-tu plus proche du metal ou du psychédélique ?
Quand la musique est bonne et faite avec les bonnes intentions, qu’importe l’étiquette.

Quelle place prennent l’occulte et l’ésotérisme dans ta vie, ton art ?
C’est privé.

Es-tu croyante ?
Athée

Tu te sens concernée par l’écologie, l’avenir de la planète, etc. ?
Je suis un être vivant, donc oui, ce sont des sujets qui me touchent. Seules des personnes particulièrement cyniques resteraient de marbre devant l’impact que notre race a sur l’écosystème.
Je suis engagée, ça va loin sur ce sujet chez moi. Pareil pour la défense animale. Mais je ne suis ni activiste ni extrémiste. Par contre c’est certain, ce serait bien que les choses changent et évoluent positivement.

Quel est ton rapport aux réseaux sociaux et au virtuel ?
Je m’en méfie. Rien ne vaut une interaction réelle, tout le reste n’est qu’une « représentation ».
Les réseaux sociaux et le virtuel ne sont pas des solutions mais des problèmes.

Des choses à annoncer pour 2021 ? Ieperfest, Eindhoven Metal Meeting, etc.
Et bien, comme tout un chacun, il est quasi impossible d’annoncer ou même de prévoir concrètement quoi que ce soit. Qui vivra verra.

Si tu souhaites ajouter d’autres choses, n’hésite pas !
Merci à toi pour les questions. Pardonne mes courtes réponses, je suis nettement plus à l’aise pour parler à travers la musique et les images qu’à travers les mots.
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AUTEUR : Isabelle
Ancienne journaliste notamment pour la presse régionale de la province de Luxembourg, elle a couvert, avec son carnet et son appareil photo, beaucoup...
Ancienne journaliste notamment pour la presse régionale de la province de Luxembourg, elle a couvert, avec son carnet et son appareil photo, beaucoup de concerts et événements culturels et musicaux. Les conditions de travail des journalistes (qui ne sont toujours pas au top, soit dit en passant) ont fait qu’elle a réorienté sa carrière ve...
Ancienne journaliste notamment pour la presse régionale de la province de Luxembourg, elle a couvert, avec son carnet et son appareil photo, beaucoup de concerts et événements culturels et musicaux. Les conditions de travail des journalistes (qui ne sont toujours pas au top, soit dit en passant) ont fait qu’elle a réorienté sa carrière vers un autre secteur et qu’elle est devenue terriblement en manque… d’écriture. A rejoint l’équipe en ju...
Ancienne journaliste notamment pour la presse régionale de la province de Luxembourg, elle a couvert, avec son carnet et son appareil photo, beaucoup de concerts et événements culturels et musicaux. Les conditions de travail des journalistes (qui ne sont toujours pas au top, soit dit en passant) ont fait qu’elle a réorienté sa carrière vers un autre secteur et qu’elle est devenue terriblement en manque… d’écriture. A rejoint l’équipe en juillet 2016....
Ancienne journaliste notamment pour la presse régionale de la province de Luxembourg, elle a couvert, avec son carnet et son appareil photo, beaucoup de concerts et événements culturels et musicaux. Les conditions de travail des journalistes (qui ne sont toujours pas au top, soit dit en passant) ont fait qu’elle a réorienté sa carrière vers un autre secteur et qu’elle est devenue terriblement en manque… d’écriture. A rejoint l’équipe en juillet 2016....

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