Interview

1969 WAS FINE!

Mardi 1 décembre 2009

1_Je sais que vous n’aimez pas cette question, mais à vaincre sans périls, on triomphe sans gloire paraît-il… Pouvez-vous nous présenter les membres du groupe ?

Alors… À la basse, Polo (qui est aussi tour-manager chez Punish
Punish


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) ; au lapsteel et à la deuxième basse (une rickenbacker, s’il vous plaît !), Mathieu, des Junkyard Birds
Junkyard Birds
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; au sax, Cyril, aux guitares miss Z et Pierlox ; Xav à la batterie ; votre serviteur au chant, et jadis aux machines en studio mais on a supprimé les machines maintenant. RIP.


2_Continuons sur les questions qui vous ont été posées mille fois et le seront certainement encore mais qui sont incontournables : Pourquoi 1969 was fine
1969 was fine


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?
Est-ce pour faire référence à la fin d’une époque (le flower-power, le patchouli, tout ça…), au premier pas de l’Homme sur la Lune ? plus « belge » à la victoire de Merckx au tour de France ? au festival de Woodstock ou à celui d’Altamont ? ou encore est-ce un hommage à Skinny Puppy
Skinny Puppy


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?


La formule vient directement de Skinny Puppy
Skinny Puppy


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. On avait déjà monté un répertoire sans avoir de nom, quand il a fallu en choisir un en urgence ça m’a juste frappé, je crois que j’écoutais beaucoup le morceau Spahn Dirge à cette époque. 1969 waaaaaaaaaas fiiiiiiiiiiiiiine… Et évidemment ça fait référence à la fin du flower power, à la façon dont sur une seule année on passe des roucoulades débiles de Woodstock à la catastrophe d’Altamont. Des petites fleurs au coup de poignard !


3_Comment est né ce side project ? On sait que le projet date de 2005, est-il né d’une envie de montrer « autre » chose, de (vous ?) prouver que vous pouviez exister sans avoir recours aux artifices et à la peinture ?

C’est né de l’envie de jouer dans des bars ou des petits clubs, sans artifices, de retrouver un contact plus direct avec la musique – monter sur scène sans préparation particulière, le rock’n’roll, quoi. On avait besoin de ça, parce que jouer avec de la peinture sur la gueule c’est un enfer. Puis petit à petit, au-delà de cette simple envie de « jouer pour jouer », on a défini l’identité musicale du groupe - qui était beaucoup plus floue au départ. D’ailleurs plusieurs morceaux de 1969
1969


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ont atterri dans le répertoire Punish
Punish


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, notamment Dead-White Skin et The Dexedrine Ritual.


4_1969 was fine
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est-il le côté sombre, le mister Hyde du docteur Punish Yourself ?


Le côté sombre, je sais pas, mais un autre côté c’est sûr ! 1969
1969


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a petit à petit concentré nos côtés les plus garage/afterpunk/psyché, qui avaient tendance à parasiter le reste dans Punish
Punish


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… On va dire que c’est deux côtés différents de la pièce ! Ceci étant, l’arrivée récente de Mathieu – qui n’a rien à voir avec Punish
Punish


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, n’a jamais joué dedans, n’a jamais travaillé pour – aide à donner une cohérence qui va au-delà de « side-project de ».


5_Comment définiriez-vous 1969 was fine
1969 was fine


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pour ceux qui ne vous connaîtraient pas encore ?


Post-punk à fortes tendances psychédéliques et garage, ne crachant pas sur la cold-wave non plus ; très mouvementé sur scène ! Entre Motorhead
Motorhead


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, Chrome et Killing Joke
Killing Joke


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6_Comment se construisent les morceaux, qui compose quoi ? Avez vous un processus de création propre à 1969 was fine
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par rapport à Punish Yourself
Punish Yourself


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ou procédez-vous de la même façon pour les deux entités ?


Au départ, comme il y avait encore pas mal de machines, on avait tendance à travailler comme dans Punish
Punish


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, par un mouvement de va-et-vient entre les répets et les programmations, avec chacun qui amène des idées à un moment ou à un autre, et moi qui coordonne le tout ; mais là, sans machines, on revient à quelque chose de beaucoup plus basique, de longues jam en répet jusqu’à ce que des choses se dégagent. On cherche beaucoup à l’impro.


7_Vous sortez quasi coup sur coup deux albums aux univers radicalement opposés. N’est-ce pas trop schizophrène de défendre ces 2 identités puissantes que l’on imagine diamétralement opposée ? Particulièrement toi Vx, ne risque-tu pas de virer schizo avec tous tes projets ?

Si j’avais du virer schizo, ça fait longtemps que je l’aurais fait ! Pour moi, tout ça reste très cohérent, même si c’est pas évident vu de l’extérieur… Les univers sont peut-être opposés, mais ils se recoupent aussi sur pas mal de points, un certain nihilisme, le goût de la parodie. Ca n’a vraiment rien de contradictoire.


8__Comment réagissez vous aux propos de certains « journalistes musicaux » qui comparent dans un raccourci simpliste 1969 was fine
1969 was fine


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à un Punish Yourself
Punish Yourself


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sans peinture ?


Que je n’ai pas le pouvoir magique de guérir les gens de leur paresse auditive et intellectuelle…
Qu’ils viennent voir l’un et l’autre en concert avant de redire ça.
Je veux bien croire qu’il y ait des similitudes, si on ne prend que Gore Baby Gore de Punish
Punish


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notamment, mais faut pas déconner, le son n’a rien à voir… Surtout maintenant. Le prochain album ne contiendra pas la moindre trace d’électronique, et puis bon, comparer un groupe sans bassiste comme Punish
Punish


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à un groupe à deux basses comme 1969
1969


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, ha ha…


9_Où avez-vous enregistré l’album pour qu’il en ressorte une telle atmosphère et dans quelles conditions ?

On a enregistré au studio de l’ancien ingé son de Punish
Punish


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, à Decazeville, en deux jours, tout en live, ensuite j’ai mixé ça sur mon laptop. L’atmosphère était déjà contenue dans les morceaux, on les avait tous rodés en live, on savait exactement où on allait. J’avais une image précise du son général, quelque chose d’à la fois très rock et très crépusculaire, organique mais massif… L’album auquel j’ai le plus pensé en mixant 1969, c’est le Space Ritual d’Hawkwind
Hawkwind


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avec ses saxos hurlés, la basse ronflante de Lemmy. Quand on a une idée précise à la base, et une certaine expérience du studio, ce n’est pas très dur de se mettre dans le bon état d’esprit.


10_On sait que les shows de Punish
Punish


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sont évidemment très visuels mais aussi très physique. N’ayant pas encore vu 1969 was fine
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sur scène étant donné que vous n’êtes malheureusement pas encore passé en Belgique, est-ce que vos prestations avec 1969 was fine
1969 was fine


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sont tout autant physique ?


Largement autant ! Peut-être même plus, du fait qu’on est sept à suer sur scène…


11_Quelles sont les influences de 1969 was fine
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? quels sont les disques ou artistes récemment découverts qui vous ont marqués ?


Les influences en général, c’est varié pour chacun, même si globalement on se retrouve sur le rock et le punk 70’s, l’afterpunk, une partie de la no-wave et de la cold-waveHawkwind
Hawkwind


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, Chrome, les Lords Of The New Church, Suicide, Motorhead
Motorhead


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, Joy Division
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, Foetus, les Cramps
Cramps
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, Killing Joke
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, Blue Oyster Cult, Monster Magnet
Monster Magnet


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… Dans les découvertes récentes, je crois que mon plus grand flash ça a été Amebix
Amebix
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, j’ai découvert avec vingt ans de retard, mais quelle bonne grosse baffe ! Mais il faut avouer qu’on a plutôt tendance à écouter des vieilleries en boucle qu’à se pencher sur des nouveautés.


12_ Un coup de cœur à faire partager ?

Clutch
Clutch


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! J’avais souvent entendu parler, mais je ne pensais pas que c’était aussi bon. Ceci dit, des coups de cœur à faire partager, j’en aurais des dizaines, j’écoute de la musique en permanence… Pas forcément celle qu’on joue, d’ailleurs. Tiens, juste parce que j’écoute aujourd’hui : les deux premiers albums d’High Tide, ça date de la fin des sixties et c’était juste incroyable comme groupe, avec des solos de violon électrique à exploser n’importe quel ampli !


13_Le mot de la fin ?

« Superkalifragilistisexpidélilicieux » ! Ou alors « dugong ».


Merci beaucoup, on espère vous voir très bientôt sur scène par ici !
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