Naturellement il y a de nombreuses similitudes, c’est indéniable, on ne partage pas impunément quatre membres d’un même line-up sans se départir si facilement d’une personnalité — véritable machine de guerre— aussi forte que celle de Punish Yourself, mais le tempérament développé par 1969 Was Fine est bien plus direct, plus brutal et frontal mais aussi plus sombre voire carrément malsain…
Au son d’un rock garage-glam sans concession, bourré d’essence d’adrénaline, agrémenté de free- jazz c’est une atmosphère tout à la fois glauque, décrépite et explosive qui s’offre à nous. Comme tout droit sortie d’un univers dickien à la Blade Runner marquant la fin d’une ère, elle est également pesante, collante et poisseuse. 1969 Was Fine serait plutôt la face jusqu’alors cachée d’un être malsain et psychotique célébrant sa propre disparition et celle de son époque dans un, ultime, dépravant et infernal sabbat…
1969 Was Fine, le mister Hyde du docteur Punish Yourself ?

1969 Was Fine!