La tendance serait-elle en train de s'inverser? Quelque 3.000 personnes se sont rendues, samedi soir, au Lotto Expo de Mons pour assister à la première édition du Power Prog & Metal Festival. L'affiche réunissait pas moins de 17 groupes sur deux scènes avec Scorpions en tête d'affiche.
Le public venu des quatre coins de la Belgique, de France, d'Allemagne et des Pays-Bas aura pu apprécier l'excellente organisation de l'évènement.
Des groupes venus de toute l'Europe (Allemagne, Norvège, Italie) se sont partagés en alternance les deux scènes placées aux deux extrémités du hall d'exposition. On retiendra surtout la prestation des Français d'Adagio ainsi que celle des Norvégiens de Pagan's Mind en préambule au concert de Scorpions. Ces deux groupes auraient d'ailleurs dû se produire sur la plus grande des deux scènes alors que les Italiens de DGM ont éprouvé bien des difficultés à maintenir, sur la grande scène, l'attention du public éveillée.

Quoiqu'il en soit, celui-ci s'était déplacé pour voir, une dernière fois, Scorpions sur scène. Le groupe a, en effet, décidé de tirer sa révérence après 45 années de bons et loyaux services. C'est la raison pour laquelle les Allemands ont concocté une setlist homogène avec les plus grands classiques de son répertoire en remontant jusqu'à la fin des années 70 et le début des années '80 avec le légendaire "The Zoo", notamment.
Le groupe a démontré tout le professionnalisme dont il a toujours fait preuve depuis ses débuts. La scène de Mons se prêtait en tout cas admirablement bien aux besoins des Teutons qui avaient déployé les grands moyens en installant un écran géant en toile de fond qui servait à appuyer visuellement chaque titre d'une animation vidéo qui lui était dédiée.

Certes, le groupe n'a pu éviter ses langoureuses ballades et le public n'aurait d'ailleurs sans doute pas accepter le contraire à entendre la ferveur avec laquelle il a interprété les inévitables "Send Me An Angel", "Wind Of Change" ou "Still Lovin' You" interprétée en rappel.
Du haut de sa batterie perchée à deux mètres de hauteur, James Kottak aura, lui aussi, marqué la soirée de son empreinte en exécutant une prestation puissante et précise.

Que dire aussi de Klaus Meine sinon qu'il a assuré, vocalement, sa part de boulot si on excepte une entrée en matière gâchée par une balance trop aléatoire sur les premières secondes de "Sting In The Tail".
Le groupe n'aura d'ailleurs interprété que trois des douze nouveaux titres (Sting In The Tail, The Good Die Young, Raised On Rock) de son excellent dernier album.
Mais en offrant près de deux heures de show, le groupe n'aurait pas pu contenter tout le monde tant son répertoire est aussi long qu'un jour sans fin... Alors on a beaucoup apprécié les "Big City Nights", "Bad Boys Runnin' Wild", la version plus heavy de "Tease Me Please Me" et autre "Rock You Like A Hurricane" qui a ponctué les trois rappels offert par un groupe qui aura toujours fait preuve de générosité vis-à-vis de son public. Et cet état de fait, quoique pourraient en dire les esprits chagrins, mérite le plus profond des respects...


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