Reportage

Hedpe déroute mais n'a pas pris une ride (et nous non plus)

Metz (Les Trinitaires), le 27-01-2018

Dimanche 28 janvier 2018

Déjà la sixième édition du Haunting the Chapel, ce festival qui se tient tous les ans aux alentours de la fin janvier dans le décorum atypique des Trinitaires de Metz. Et comme à leur habitude, Damage Done a concocté une affiche alléchante, réservant à nouveau la première soirée au Metal extrème (God Dethroned
God Dethroned


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et Misanthrope
Misanthrope


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) et ouvrant la deuxième à un versant plus Hardcore de la programmation. Cette année, c’est donc Hed(pe)
Hed(pe)


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qui assure la tête d’affiche, à l’occasion d’une longue tournée européenne qui passera aussi par Namur dans quelques jours.



L’une des forces des Haunting the Chapel est bien souvent de ne pas se contenter de booker des groupes partageant de toute façon le même plateau le temps d’une tournée, mais bien d’assembler un line-up de toute pièce. Ainsi, c’est Nasty
Nasty


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qui a été choisi pour assurer le support direct de Hed(pe)
Hed(pe)


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ce soir, ainsi que d’autres formations plus locales (Your Pride
Your Pride
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et Surrounded by Bears, que je n’ai malheureusement pas l’occasion de voir). Nasty
Nasty


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, donc, bien moins connu ici qu’au Benelux ou en Allemagne (il n’y a qu’à prêter une oreille aux questions qui fusent dans les travées des Trinitaires), mais quiconque a déjà suivi un concert de Nasty
Nasty


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sait de toute façon à quoi il peut s’attendre puisque l’on tient là les maitres en matière de Beatdown. Alors ce n’est certes pas ma tasse de thé mais il est indéniable que la prestation des Belgo-Allemands laisse aussi peu de place à la critique qu’elle ne laisse de doute sur la volonté écrasante de Matthias and co de livrer 50 minutes de tabassage en règle. Un Matthias d’ailleurs très communicatif, partagé entre le Français et l’Anglais pour exprimer sa satisfaction de jouer ici ce soir ou pour demander au public de se rapprocher (on en voudra pas aux quelques curieux un peu impressionnés par le pit « à la Nasty »). Pour un groupe arrivé un peu à l’arrache et qui a eu peu de temps pour se préparer avant de monter sur scène on peut dire que le résultat est finalement bien réussi. Un bon choix en tout cas !



La fin du concert de Nasty
Nasty


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est aussi l’occasion de constater que la salle des Trinitaires fait le plein ce soir, le sold out ne se jouant qu'à 13 tickets près. Le public est forcément varié, entre coreux, anciens fans d’Hed(pe)
Hed(pe)


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venus perdre 20 ans, curieux, amateurs de reggae (qui manifestement apprécient le fond musical lors du changement de plateau)… Un public de samedi soir finalement, qui s’amuse des facéties de Trauma lors de ses essais batterie (minimaliste d’ailleurs), et se presse d’accéder aux premiers rangs.



Pour les fans de l’époque album éponyme / Broke, voir Hed(pe)
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en 2018 tient autant de la madeleine de Proust que du pari, tant le risque d’être déçu, plus de 20 ans après, est grand.
Que peut bien donc donner le fameux G-punk des gars de Huntington Beach si longtemps après ? D’autant plus considérant les albums post-Jive (la major de leurs débuts, à laquelle Jared fera d’ailleurs référence en fin de concert) qui poussaient le côté Fusion/Reggae/Rap du groupe bien plus loin… La réponse s’y trouve justement : Hed(pe)
Hed(pe)


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a en fait ré-arrangé la plupart de ses compos, y compris ses classiques, leur adjoignant de nombreux passages Reggae ou autres Melodica (cet instrument entre clavier et harmonica cher à Jared). Le résultat déroute. Autant par le rendu sonore de l’ensemble, que par cette capacité que montrent les gaillards à switcher sans cesse de moments complètement enfumés à des accélérations toutes plus Punk les unes que les autres, quitte à raccourcir prématurément certaines compos ou covers.



En fil rouge, on retrouve l’inimitable Jared, incontestable leader de Hed(pe)
Hed(pe)


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, bien en voix et complètement maitre de son concert dont il fait émerger sans peine, et pour la plus grande joie d’un public bien bouillant ce soir, les tubes d’autrefois : un Killing Time, version reggae, un Blackout de folie, une doublette Crazy legs / Swan Dive à la guitare curieusement plus heavy, un Bartender dédié à la classe moyenne ou le génial The Meadows. Des classiques à la pelle en somme, et joués avec le sourire par un groupe qui a donc l’air de se faire autant plaisir sur scène qu’il ne fait plaisir à ses fans, et qui n’oublie pas non plus de remercier tant l’orga (visiblement le gâteau a fait son effet…) que les formations ayant joué ce soir.

Vient alors déjà le moment du rappel, durant lequel, enfin, le fameux album éponyme est mis à l’honneur avec un Serpent Boy au vintage salvateur. Les slams pleuvent, et la conclusion sur l’inattendu Waiting to Die arrive finalement pour nous arracher un ultime souvenir d’une belle soirée.



Remerciements à Max et Damage Done.


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