Reportage

Novelists, Our Hollow Our Home et cie à l'AB : le HellHole Project entre dans la cour des grands.

Bruxelles (Ancienne Belgique), le 20-04-2018

Samedi 21 avril 2018

Voici environ quatre mois et demi, les gars du HellHole Project me disaient lors d’une soirée au Botanique : « On prépare un gros truc mais on ne peut pas en parler pour l’instant ! ». Environ quatre mois et demi plus tard, c’est le jour J : après plusieurs concerts regroupant à l’affiche des groupes souvent régionaux, le HellHole Project met la barre plus haut en rassemblant à l’AB Club sur un même line-up les Anglais de Our Hollow, Our Home
Our Hollow, Our Home


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qui ont traversé la Manche expressément pour ce concert, le binôme Novelists
Novelists


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/ Landmvrks
Landmvrks


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actuellement en tournée dans notre partie de l’Europe, et trois groupes régionaux gravitant autour du jeune collectif bruxellois : Suasion
Suasion


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, Concealed Reality
Concealed Reality


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et Endless Disorder
Endless Disorder


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, ces derniers ayant gagné leur place sur l’affiche grâce à un habituel jeu de votes sur Facebook.

La veille au soir, ils prévenaient qu’il valait mieux acheter sa prévente tout de suite car les places disponibles diminuaient dangereusement (pour ceux qui n’ont pas l’habitude d’être prévoyants). Coup de marketing ou avertissement de bon aloi ? La réponse arriva quelques heures avant l’ouverture des portes : SOLD OUT. Tant pis pour les sceptiques, les absents auront tort ce soir. De même que ceux partis trop tard pour voir tous les groupes à l’affiche dont je fais partie. J’étais assez réaliste pour comprendre que je raterais Endless Disorder, mais je gardais bon espoir de voir une partie du set de Concealed Reality en éteignant le moteur de ma voiture à 19h20 à quelques centaines de mètres de l’Ancienne Belgique. Espoir définitivement anéanti lorsque, en entrant dans la salle, on croisa plusieurs dizaines de personnes, au visage rouge et luisantes de transpiration, chercher un peu d’air frais à l’extérieur. En effet, chaud dehors chaud dedans comme on dit (on dit ça, non?).



L’ambiance est bonne à ce qu’on me dit et Concealed Reality
Concealed Reality


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aurait livré un set puissant, à la hauteur de ce qu’on avait déjà vu de leur part au LOUD Fest en décembre dernier. Qu’à cela ne tienne, nous sommes prêts à voir Suasion
Suasion


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. Les Liégeois nous ont laissé découvrir leur évolution au cours des quelques derniers mois par le biais de vidéos diffusées régulièrement. Pour ma part, mon dernier souvenir du groupe sur scène remonte à… novembre 2014 lors d’un 6kFest à Liège. Depuis, départ de trois membres originels : le batteur, le guitariste et le chanteur. Le groupe a donc eu pour devoir de se reforger une identité et d’asseoir sa crédibilité. Et il a plus que réussi son pari ce soir en livrant un set puissant, carré, et à l’aise sur scène : le public est réceptif et prend le micro à plusieurs reprises pour faire honneur aux morceaux incontournables du groupe, Horizon, Heritage et Hestia en tête de lice. Pas fatigué de son concert, le chanteur de Concealed Reality
Concealed Reality


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participe également à plusieurs lignes vocales du groupe. Sur la route, on se demandait si le chanteur parviendrait à assurer ses voix claires aussi bien sur scène que sur enregistrement. Eh bien une fois encore, pari réussi avec maîtrise et assurance.



L’orga a mis quelques semaines avant de confirmer la présence de Landmvrks
Landmvrks


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sur l’affiche, en attente de l’accord de l’AB sur le nombre total de groupes présents. Et vu les réactions sur les différents posts Facebook traitant du sujet, les Marseillais étaient clairement attendus au tournant. De ma part également, puisqu’avec leur album Hollow sorti en mai 2016 Landmvrks
Landmvrks


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fait clairement partie de mes coups de coeur de ces quelques dernières années. Et si en juillet dernier je les voyais dans une MJ sombre d’un bled allemand devant 20 personnes sur une sono limite acceptable, les conditions allaient être bien différentes ce soir. La foule se presse devant la scène, et le groupe entame son set comme il le fait régulièrement : l’intro Hollow suivie de l’imparable Wrong Generation. Evidemment, avec un son comme celui de l’AB Club le set explosif des Marseillais fait mouche surtout en plaçant en tout début de set le tube Winter avec Matteo de Novelists
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qui assure sa partie de chant (et assure le show également) avec toute la pêche qu’elle mérite. Le groupe a sorti de sa setlist le pourtant efficace Perspective ainsi que leur reprise de Fat Lip de Sum 41
Sum 41


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pour laisser la place à leurs deux derniers titres en date : Fantasy et le tout nouveau Scars, avec la présence de Florestan (guitariste de Novelists
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) pour une montée de gratte épique à souhait. Les Marseillais ont vaincu et ont convaincu grâce à une puissance de feu et des conditions scéniques idéales.



Si les Anglais de Our Hollow, Our Home
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étaient manifestement discrets en backstage, ils l’étaient beaucoup moins sur scène. Le chanteur joue avec le public en enchaînant les morceaux de leur dernier album Hartsick, avec son attitude scénique typiquement british et sa voix d’outre-tombe. Le guitariste, qui se charge des voix claires, est parfaitement en place et le mélange fonctionne parfaitement bien. OHOH (notez pour plus tard l’importance de choisir un nom de groupe dont l’acronyme tient la route) fait le show, et se montre reconnaissant de l’accueil de, pour reprendre leurs termes, « Our second show in this country ever ». L’ambiance du public continue de monter et c’est un enchaînement de stage-diving et walls of death (déjà bien présents sur le set de Landmvrks
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) qui anime la fosse du Club.



Lorsque les membres de Novelists
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montent sur scène pour annoncer le début de leur set dans trois minutes, le public est déjà bien chaud. Les Parisiens entament leur concert par Les Nuits Noires, point d’orgue du chapitre le plus musclé de leur dernier opus Noir. La réponse du public est immédiate : sing-along, et une continuité de mouvements de foule sur deux hauteurs différentes. Pourtant habitué de la participation très active du public sur les concerts de cette tournée, Matteo prend la parole à plusieurs reprises pour montrer sa gratitude : « un set dont on se souviendra longtemps », « un accueil incroyable »… discours fabriqué ou déclaration sincère ? Peu importe, devant un tel enthousiasme et une telle ferveur collective on a juste envie d’y croire. Les membres du groupes s’amusent, déclarent leur révolte quant à la différence du prix des kebabs d’un pays à l’autre (7 à 8€ en France contre 3,50€ en Allemagne - le chanteur s’avouant même kebabomanique).

Leur set mélange habilement les morceaux des différentes époques du groupe, allant même puiser jusqu’à leurs premières demos - là où les formations aussi jeunes font en généralement le focus sur les titres les plus récents - au détriment de morceaux pourtant phares de Noir. Pas de L’Appel du Vide (dernière vidéo sortie par le groupe) ou de Monochrome (pourtant accueilli avec passion par leurs followers à la sortie de l’album). Non, Novelists
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mise sur l'énergie qu'il pourra communiquer au public et le contraste réussi entre la technicité de leurs parties les plus metal et la musicalité de la voix de Matteo. Celui-ci vient dans la fosse pour « remercier chacun des membres du public pour lui avoir permis de devenir la personne qu’il est aujourd'hui ». Les interventions de Matteo et du bassiste Nicolas Delestrade oscillent pendant tout le set entre déclarations d’amour et humour détendu, comme lorsque ce dernier demande à son vocaliste de présenter les membres « comme un groupe de jazz ». L’ambiance est clairement à la bonne franquette, le fait que la plupart des groupes à l’affiche se connaissent déjà y est clairement pour quelque chose. Le groupe termine son puissant concert par Orobouros, après que le chanteur annonce qu’il n’y aura pas de rappel, car « tout le set est programmé par un Mac ». Il est quelque part dommage que le groupe devienne dépendant des innovations techniques qui sont censées lui faciliter les choses. Perfection technique au détriment de la spontanéité ou liberté totale en laissant place à quelques imperfections ? Le débat est ouvert. Il ne l’est par contre pas concernant la performance de Novelists
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qui a montré une grande maturité sans prise de tête ce soir.



Il en est également ainsi concernant la réussite de cette soirée, première incursion concrète du collectif HellHole Project dans la cour des grands. On a d’ailleurs pu remarquer que le public présent montrait autant d’engouement envers les annonces concernant le collectif qu’envers les groupes en eux-mêmes, preuve que le HellHole Project a déjà réussi à fédérer autour de lui un public dynamique et engagé. Cette soirée était également l’occasion pour lui de lancer sa campagne de crowdfunding pour se constituer une réserve de fonds et acquérir du matériel scénique pour les dates à venir.
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AUTEUR : Erik
Rescapé de la scène hardcore underground de la fin des années 90, Erik a lancé Shoot Me Again en 2004 avec Julien, un autre gamin hyperactif de l'...
Rescapé de la scène hardcore underground de la fin des années 90, Erik a lancé Shoot Me Again en 2004 avec Julien, un autre gamin hyperactif de l'époque. Ecumant à eux deux les salles les plus improbables lors du lancement de ce webzine, ils se sont rapidement entourés d'autres camarades de jeu pour renforcer l'équipe. Aujourd'hui concentr...
Rescapé de la scène hardcore underground de la fin des années 90, Erik a lancé Shoot Me Again en 2004 avec Julien, un autre gamin hyperactif de l'époque. Ecumant à eux deux les salles les plus improbables lors du lancement de ce webzine, ils se sont rapidement entourés d'autres camarades de jeu pour renforcer l'équipe. Aujourd'hui concentré sur le développement du site, il est moins présent sur le front. ...
Rescapé de la scène hardcore underground de la fin des années 90, Erik a lancé Shoot Me Again en 2004 avec Julien, un autre gamin hyperactif de l'époque. Ecumant à eux deux les salles les plus improbables lors du lancement de ce webzine, ils se sont rapidement entourés d'autres camarades de jeu pour renforcer l'équipe. Aujourd'hui concentré sur le développement du site, il est moins présent sur le front. ...
Rescapé de la scène hardcore underground de la fin des années 90, Erik a lancé Shoot Me Again en 2004 avec Julien, un autre gamin hyperactif de l'époque. Ecumant à eux deux les salles les plus improbables lors du lancement de ce webzine, ils se sont rapidement entourés d'autres camarades de jeu pour renforcer l'équipe. Aujourd'hui concentré sur le développement du site, il est moins présent sur le front. ...

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