Bien loin des projets bien plus brutaux que cette scène enfante, le quartet Equus se démarque par son calme, son côté post-rock instrumental voire carrément progressif, démontrant presque une certaine réserve et un caractère à la limite du contemplatif.
On pense sans hésiter à Isis ou encore à Pelican, le tout épuré à l’extrême comme emprunt d’un très grand minimalisme et sans la moindre agression ou présence monolithique, tout ici n'est que flottements.
Les trois titres qui composent Eutheria sont construits d’amples nappes et de riffs répétés un nombre incalculable de fois. Equus prend tout son temps (pour rappel, 3 titres pour 68 minutes) pour poser son instrumentale ambiance raffinée, racée et éthérée.

Impure Wilhelmina
Isis