Un album de contrebasse solo, voilà qui à priori devrait rebuter plus d’un néophyte car les paysages musicaux, tout en sobriétés, traversés par Lenox Avenue se méritent, doivent s’apprivoiser en douceur et avec ténacité. Ténacité, le mot est lâché, car il a dû en falloir beaucoup à Bernard Santacruz pour enregistrer cet album sur trois ans. De 2003 à 2006 il a dû faire mûrir cet album tout en sobriété pour mieux faire transparaître les sons chauds, boisés, opulents, presque capiteux d’un instrument bien trop souvent relégué au second plan.
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