D’emblée donc Art Nouveau ! qui ouvre l’album va indiquer le tempo. En pleine forme, HITCH casse les rythmes, les restructure et fait encore une fois preuve d’inventivité pour se renouveler. Calé dans sa ligne de conduite, avec un minimum pour donner un maximum, le groupe regorge d’idées même sur des titres courts. Comme à son accoutumée, HITCH va à l’essentiel. La guitare est particulièrement incisive sur cet album, tranchante.
On se demandait comment HITCH allait s’en sortir avec un album où son jeu tendu allait s’estomper au profit d’ambiances plus complexes. Comment le groupe, dans un style nouveau, allait-il être capable de préserver sa place parmi le(s) meilleur(s) groupe belge(s). Finalement ce sera en nous prenant par surprise, et en sortant un album vif et sous pression que HITCH s’assied une fois encore sur les plus hautes marches de l’échelle de la qualité. Le goupe Courtraisien n’a pas joué la carte de la facilité. Clair Obscur n’est évidemment pas une copie d’un précédent album, et à part à ses débuts, il faut reconnaître que HITCH n’avait plus sorti d’album aussi nerveux et musclé depuis longtemps.

Hitch