Fin 2008 et début 2009, on nous annonce le nouvel album de MONO. Le cinquième déjà et à nouveau revoilà les Japonais sur toutes les lèvres. Leur pochette magnifique, affiche une étiquette de vente qui qualifie l’album de majestueux. En grand curieux, je me dis que c’est l’occasion de voir comment le groupe a évolué, d’autant que depuis, le Post-Rock est devenu un style aux ramifications nombreuses.
Ce sont pas moins de 32 musiciens, principalement classiques, qui ont été appelés en renfort pour cet album. Le nombre est impressionnant mais l’exercice est à lui seul déjà synonyme d’un classicisme du genre qui n’annonce dès lors pas une originalité dans la manière de travailler de MONO.
Et effectivement, l’orchestration a beau être magnifique, majestueuse comme le dit la publicité, MONO en est resté à sa recette initiale : musique instrumentale, composée de montés et de descentes, entrecoupées d’explosions noisy, le tout dans un style contemplatif… comme dit précédemment. C’est beau, mais c’est aussi ennuyant. Par ailleurs quand on voit l’évolution du genre et l’énergie que certains groupes de cette scène ont mise à explorer de nouveaux horizons et à enrichir les facettes du style, MONO derrière toute cette splendeur commence à prendre des allures de groupe dépassé.
À la limite, comme Bande Originale de musique de film, Hymn To The Immortal Wind pourrait trouver son créneau. Accompagnée d’images lentes, de plans fixes ou des scènes jouant sur la beauté des couleurs et des nuances, la musique de MONO pourrait prendre un certain sens. En concert, c’est clair que pour moi, les Japonais auront plus tendance à m’attirer vers le bar, leur prestation risquant de ressembler au vide…
Godspeed You! Black Emperor
Mono