Chronique

BARRY COUNTACH
S/T

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Autoproduction

12 titres
Sorti le 14-09-2026


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Lundi 14 septembre 2026

Dès les premières notes, difficile de ne pas penser que BARRY COUNTACH
BARRY COUNTACH


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va nous servir une nouvelle variation autour des figures imposées du math-rock : guitares anguleuses, rythmiques alambiquées, changements de mesure, basse qui prend les chemins de traverse et batterie au taquet. Bref, tout ce qu’il faut pour tricoter savamment sans forcément aller très loin.

Et puis non.

Au fil des douze morceaux de son premier album éponyme, le quatuor affirme une personnalité qui dépasse largement l’exercice de style. Entouré de musiciens chevronnés de la scène wallonne (ex-IT IT ANITA
IT IT ANITA


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, TERRAFORMER
TERRAFORMER


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, LETHVM
LETHVM


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...), à l’origine de la formation et à la composition, Julien Conti (MMUURR
MMUURR


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, MAMBO
MAMBO


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, CASSE-BRIQUE
CASSE-BRIQUE


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...) sait manifestement où il veut emmener son affaire. La technicité est belle et bien de mise, mais elle n’est jamais une fin en soi. Le math-rock se frotte ici à une énergie post-hardcore qui apporte davantage de tension et d’urgence. Pas de tricot pour le plaisir de montrer qu’on sait tricoter : les morceaux sont construits, précis, mais aussi courts, directs et explosifs.

Les entrées de « De Andree » ou « Barbeesha » se montrent particulièrement accrocheuses et groovy, avant que les ruptures, relances et explosions ne viennent rappeler que le répit sera de courte durée. Instrumental, le groupe n’a évidemment pas besoin de paroles pour faire avancer ses morceaux : tout passe par les tensions, les accélérations, les suspensions et ces fameux décrochages qui donnent à l’ensemble son caractère virevoltant.

La seconde partie de l’album pousse encore un peu plus loin le curseur. « Lafyette » et « Bon Qui Qui » laissent davantage apparaître le côté aventureux du groupe, sans perdre cette efficacité qui empêche les compositions de s’égarer. Et lorsque le dernier morceau vient refermer l’album dans des atmosphères plus noise avec une dimension émotionnelle et touchante que l’on n’attendait peut-être pas, BARRY COUNTACH
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aura finalement parcouru pas mal de terrain en relativement peu de temps.

L’album bénéficie d’une production maison qui laisse suffisamment de place à chaque instrument et rend plutôt bien compte de l’énergie et de la puissance que le groupe déploie déjà sur scène. Quant aux titres, leur sérieux imperturbable contraste assez joliment avec la musique : une galerie de prénoms aussi improbables qu’énigmatiques, à l’image finalement du nom du groupe lui-même. On ne cherchera pas forcément à comprendre. C’est peut-être mieux ainsi.

Ce premier album confirme pleinement les promesses de Chambard. BARRY COUNTACH
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connaît ses gammes, mais surtout sait quand les oublier. Et lorsque la maîtrise se met au service de l’instinct, le résultat mérite franchement qu’on s’y attarde.

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