Il y peut-être Isis, Pelican, Mogwai, Black Heart Rebellion derrière tout cela, mais c'est Isaïahqui impressionne sans relâche, jusqu'au final cinématographique. En parlant de cinéma, on aimerait bien trouver un cinéaste assez torturé pour créer des scènes autour de ces morceaux, plutot que le contraire, tant ils peuvent inspirer. Évidemment, il faut accepter l'absence totale de compromis. Même si les paroles ont clairement quelque chose à dire (juste un exemple : 21-28 juin 1871 tire son nom d'un épisode terrible de l'histoire de France, la Semaine Sanglante de la Commune de Paris), on sera bien obligé de les lire, car la passion vocale rend les mots difficiles à discerner.
Ils consomment, tuent et prient mais ne pensent pas est un album sec, intense, joué au fil du rasoir, comme si la vie du groupe en dépendait. Ce sentiment d'urgence, de nécessité si souvent absent de la musique que nous sommes censé écouter, Isaïahen a à revendre. Nous en avons besoin. Nous en aurons toujours besoin.

Isaïah
Isis
Mogwai