Et mieux valait arriver à temps puisque la première partie est assurée par nul autre que Heavy Pettin’. Groupe associé à la NWOBHM, leur style énergique et mélodique sa marrie bien avec la tête d’affiche de ce soir et il y a d’ailleurs fort à parier que certains ont fait le déplacement avant tout pour la bande à Stephen ‘Hamie’ Hayman, de retour après une très longue pause. Doté d’une petite production sans artifice, le groupe semble ne pouvoir compter que ses qualités live pour convaincre et y parvient plutôt bien. Le rendu est propre, et à l’image In and Out of Love, nous ramène en 1983. Difficile de résister à cette science pour les refrains accrocheurs qui ponctuent chaque compo, à la manière d’un Def Leppard. L’ambiance monte assez au fil du concert et Hamie obtient sans trop de peine la participation du public pour Love Times Love et Mother Earth. C’est X-rated qui conclut ce concert tout en simplicité et qui rencontre un succès mérité.
Sans afficher complet (la mezzanine reste fermée), le club de la Rockhal s’avère bien rempli ce soir. Certes, la moyenne d’âge est plus élevée que d’habitude, mais on remarque çà et là 2 voire 3 générations de fans ensemble pour ce qui devrait constituer la dernière de Uriah Heep ici au Luxembourg. Il ne faut que les premières secondes de Grazed by Heaven pour comprendre que l’on restera sur un bon souvenir : scène hyper colorée, groove naturel, mix très convainquant (l’orgue bien mis en avant)… Le concert est lancé sur les chapeaux de roues et Bernie Shaw nous demande si nous sommes prêts pour notre premier des deux vendredis que comportera notre semaine rock. Il annonce alors Shadows of Grief, dont l’intro suscite des réactions approbatrices, puis introduit Davey à la basse pour Stealin’ , toute droit issue des 70s. Plus tard, il s’amuse à compter (en français) les fans volontaires pour chanter à l’unisson avant d’annoncer une autre ‘chanson récente’ (comprendre : ayant moins de 5 ans d’âge) avec Hurricane, écrite par Russel (batterie).
Avec une carrière aussi longue, Bernie reconnait lui-même que son groupe a pu explorer différentes facettes, ainsi The Wizard, magnifique compo qui permet à Uriah Heep de ralentir un peu le jeu en ce milieu de concert. Il annonce ensuite malicieusement que la pause est terminée et qu’il leur faut rocker à nouveau, via un Sweet Lorraine d’excellente facture. Sans jamais se départir de son sourire, il nous raconte ensuite ses souvenirs des années 70, quand il était possible de s'envoyer des titres de plus de 8 minutes à la radio, à l’instar des Genesis, King Crimson, Rush. De quoi introduire le long moment à venir que constitueThe Magician’s Birthday , auquel succède ensuite Gypsy, un de leur gros succès passé, au rendu plutôt heavy ici en live.
Vient ensuite le moment durant lequel Bernie s’attend à entendre tout le monde chanter : July Morning et ses lalala repris à gorge déployée par une partie du public : un des très jolis moment de concert qui n’est pas encore terminé puisque Sunrise et Easy Livin’ sont proposés en un très digeste, mais plutôt enlevé, rappel de clôture. Some people call this hard rock we call this easy living !
Remerciements à la Rockhal pour l'invitation
Uriah Heep