Côté Noise, c’est dans un déluge sonore typiquement anglais (TODD, PART CHIMP, MY BLOODY VALENTINE) qu’elle s’exprime même si on y décèle une pointe rampante empruntée à THE MELVINS et une propension à pousser des sons stridents à la THE LOCUST.
Côté Psychédélique, notre GEISHA reste cohérente et en profite généralement pour faire durer le plaisir de ses expérimentations bruitistes frappadingues et décalées.
Capable d’expédier son trop plein d’énergie en une minute trente (Stop Talking, Let’s Fuck), le groupe originaire de Bristol est aussi à l’aise en divagations trippantes de 30 minutes (Theme From Diana).
À partir de structures plutôt basiques, GEISHA joue les variations que ce soit avec ses montées psychédéliques, un riff de basse déchirante, une mixture électronique, un effet post-rock ou une note répétitive. Le groupe ne prend pas la peine de soigner la production de l’enregistrement et choisit d’être aussi crade que possible afin de renforcer cette notion de bruit même pas cachée.
En somme, GEISHA présente les qualités qu’on apprécie. À savoir, une facilité à nous hypnotiser et à nous emmener dans son monde (pas si japonais que ça) coupler à l’excès débordant de sa vitalité. Un deuxième album réservé aux plus de 18 ans bien entendu… .

Geisha

My Bloody Valentine
The Melvins