D’emblée c’est Wolrd On Fire qui donne le ton. Ce titre qui ouvre l’album déboule avec un riff de guitare qui étonne. Une guitare thrashisante 90’s que METALLICA ne renierait pas trop en l’asséchant un peu. Un style encore exploité sur la plage suivante Plus Qu’Aucune Mer, au point d’inquiéter un peu et de craindre l’effet de manche et la redondance.
Fort heureusement, à partir de la plage titulaire, le style va varier tout en maintenant cette poussée d’adrénaline d’ouverture. Et pour une fois, la promo ne ment pas. MASS HYSTERIA vient de pondre son album le plus dur, le plus décapant et d’un point de vue musicale le plus abouti et mature.
En 12 titres MASS HYSTERIA ne lâche rien. Pour une fois depuis longtemps, l’album est sans concession et le groupe se plonge au beau milieu de ce qu’il fait le mieux : coupler énergie, métal et jouvence. C’est en se focalisant sur des chansons basiques mais calibrées pour la scène que MASS HYSTERIA s’en sort le mieux. Ces chansons qui poussent directement à sauter et donnent envie de crier, de se défouler une bonne fois. Accompagnés de textes eux aussi assez immédiats et faciles à retenir, MASS HYSTERIA s’assure toujours de trouver un écho auprès du public jeune en pleine révolte adolescente (Comme on danse… ). Sauf que dans cet écrin de vitalité et de guitares mieux inspirées, ces paroles résonnent moins comme celles d’ados attardés.
Failles pourrait surprendre un public plus mature. À la fois parmi ceux qui ont été progressivement déçus par l’éloignement de l’énergie vitale des débuts ou parmi ceux qui graduellement en vieillissant ne se sont plus retrouvés dans le discours des Français ; tout en gardant son armée de jeunes également emballés par cette puissance retrouvée.
Metallica
Mass Hysteria