Celui-ci nous vient de Tokyo et évolue dans une veine math-rock. Le groupe s’articule autour d’un batteur incroyable (ex batteur de Nine Days Wonder), à la manière d’un Don Caballero. Avec les 3 pianos bien sûr le groupe prend une toute autre tournure que Don Cab. La comparaison s’arrête là.
L’aspect technique du groupe judicieusement mis en avant saute aux oreilles dès les premières notes, et c’est ce batteur qui retient toute l’attention. D’une précision impeccable malgré les incessants changements de rythme, Akira Kawasaki nous sert ici une véritable démonstration. Et c’est parfois ce qui me gène dans cet album, cette impression que le groupe a déployé plus d’efforts à réaliser des prouesses techniques que de véritables mélodies.
Attention, l’album reste agréable à écouter. Mais entre jazz-math-rock génial et musique d’ascenceur, la frontière est mince s’il manque l’ingrédient magique qui permet à l’auditeur de rester accroché au disque du début à la fin. Pourtant l’intervention d’une trompette et d’un saxophone étaient judicieuses. Dommage que l’album ait du mal à décoller.
Il faut quand même souligner la beauté du packaging : le booklet en papier glacé est à la fois sobre et extrêmement classe.