Interview

SCHISTE

« On ne place pas de limites, l’intérêt est de créer une musique et un univers sans frontières ni barrières »


Dimanche 15 février 2026

Né d'une envie de musique expérimentale ancrée au sol de la Famenne, SCHISTE
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creuse des fissures sonores où se mêlent math-rock, jazz, folk balkanique et metal. Après un remaniement de line-up, le quatuor a gagné en dynamique, comme en témoigne leur nouvel EP « IPITOU » qui transforme improvisations en architectures puissantes et texturées. Entre home-studio, désir de se produire et rêves de collaborations audacieuses, leur démarche vise une scène immersive et déstabilisante. SCHISTE
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ne s’offre pas à un public tout fait : il invite les curieux à se perdre dans ses ruptures et ses paysages sonores.




Comment et quand l’idée de SCHISTE
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est-elle née, et qu’est-ce qui a réuni vos parcours autour d’un même projet ?

Luc : Initialement, on voulait faire un groupe de musique expérimentale entre gens de la région de la Famenne. Nous étions quatre à habiter dans le coin. Depuis lors, Stan et Max nous ont quittés. Thibault est moi avons dû chercher deux remplaçants pour continuer. On a fait appel à nos connaissances, en l’occurrence Pasquot avec qui je joue dans Kermesz à l’est
Kermesz à l’est


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, et Vik qu'on fréquentait via le milieu musical bruxellois et Balkavik.
Thibault : L'idée de départ c'était de jouer les compos de Luc, puis nous avons composé ensemble.
L : On a créé un premier répertoire avec beaucoup de mes compos, en effet. Ça partait un peu dans tous les sens. Et ça n'a pas changé.

On n’a pas placé de limites, l’intérêt que j’y voyais était de créer une musique et un univers sans frontières ni barrières.

T : Et instrumentale, même si on a parfois évoqué l’idée d’associer du chant.

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évoque une matière qui se fissure et se transforme; en quoi ce mot reflète-t-il votre démarche artistique et vos ambitions sonores ?

L : En Famenne, on est sur du schiste, c'est vraiment le sol sur lequel on se tient. Et en effet, c'est une roche qui se fracture, qui se fissure, qui s'éclate en mille morceaux, un peu à l’image de notre musique.

Justement, je trouve votre musique un peu sombre, à la fois contrastée et pleine de surprises. Est-ce que vous pouvez raconter un moment précis où vous avez senti que le son du groupe avait trouvé son identité ?
Pasquot : j'ai l'impression qu'on a un peu explosé l'identité en changeant de line-up. On est toujours en recherche et on commence à la trouver, même si je pense qu’il y a encore des étapes à venir : des explorations plus précises sur le son global, mais ça se dessine et notre orientation devient plus claire.
Vik : Oui, il y a un tournant qui est en train de se faire.
L : Le son a changé. Les compos de notre nouvel EP « IPITOU » viennent principalement de Vik et Pasquot vient d’amener deux nouveaux morceaux qu’on va jouer prochainement en live. Ils sont arrivés avec un bagage d'idées assez énorme. Je ne suis pratiquement plus impliqué dans la composition de ces morceaux mais ce n’est pas important à partir du moment où chacun trouve sa place dans ce qui est proposé.
P : Dans les arrangements et les sonorités aussi.

Vous venez d’horizons variés : traditionnel, jazz, metal, électro... Quelles tensions créatives apparaissent quand ces mondes se rencontrent, et comment les transformez-vous en une force ?
T : C'est une question pour Vik ça !
V : Oh là là… On est tous assez différents, sans fond commun. Sauf qu'on a tous joué tôt ou tard dans un groupe qui fait de la musique folklorique d'Europe de l'Est. Il y a un peu ce truc balkan, sans qu’il soit très présent dans Schiste. Même si on peut percevoir des petits accents dans les thèmes et dans certaines improvisations.
L : C'est dans la musique des Balkans et de l'Est que j'ai découvert les mesures asymétriques et tous ces trucs bizarres qu'on ne connaît pas beaucoup en Belgique et qui ont sensiblement disparu du folklore local.
P : Trois d’entre nous ont été formés au jazz aussi.
T : Je n’écoute plus vraiment de metal, même si j'en ai beaucoup écouté. Je pense que Luc aussi. Disons qu’on brasse assez large. Pasquot évolue dans l’univers free-jazz...
P : Oui, c’est de là que surgissent les notes improvisées; de la noise aussi. Mais ici, on rejoint toutes nos influences à travers quelque chose de différent. J'ai souvent des idées un peu débiles et cela devient un défi de les rendre « intéressantes ». On n’arrête pas de subdiviser tout pour finalement les faire tenir dans quelque chose. Ensuite, on est bien dans la merde et il faut qu'on répète pour y arriver !

En gros, je perçois des influences math-rock, rock progressif, noise rock, doom, jazz... Cherchez-vous à déconstruire certaines approches ?
T : Dans tous les styles que tu viens d'évoquer, il n'y en a aucun que j'écoute. C’est assez particulier car les gens nous découvrent en concert et nous disent : ça me fait penser à tel ou tel groupe, de ceux qu'on n'écoute pas en fait. On ne se pose vraiment pas la question, on se laisse juste porter par une compo que l’un de nous amène. On la joue et on y met tous nos ingrédients. Ce qui est assez particulier avec Schiste, d'ailleurs je ne vous l'ai jamais dit, c'est qu’il s’agit du seul groupe où jamais vous ne me dites : « Ah tu devrais faire ceci ou ça. » Je fais vraiment ce que je veux et cela vaut pour tout le monde. Il existe des petites suggestions, mais on est vraiment libre de créer nos parties en se faisant confiance.
P : Pas de limites, pas de public cible.
V : On respecte les compos mais la manière de les amener reste libre. C'est marrant car celles que j'ai ramenées, je les avais écrites depuis longtemps et je pensais ne jamais les jouer avec d’autres tellement ce sont des trucs moches et complètement barrés. En définitive, je les ai ramenées ici et ils adorent. C'est super !
P : D’ailleurs le morceau « Bien Calme » s’appelait « Moche » au départ.



Y a-t-il des artistes, albums ou œuvres (littérature, cinéma, arts visuels) qui orientent votre écriture ?
T : Kandinsky, Bukowski... Non, je dis n'importe quoi. Je n'écris pas, donc je ne peux pas !
V : Moi, oui. Dans le jazz, je suis très fan de Thelonious Monk, pour la compo et tout ce qu'il a écrit. Je me suis pas mal inspiré de ça. Dans la musique de film, il y a Danny Elfman qui fait toutes les BO pour Tim Burton, entre autres.

P : Je dirais qu’une multitude d’œuvres influencent notre parcours mais rien de précis ne nous rejoint consciemment.

Au début du groupe, vous parliez d’un jeu de rôles interchangeables entre instruments. Je me demandais si cet échange modifiait ou pas la structure d'un morceau ?
L : En effet, dans le premier line-up, sans basse, le rôle de bassiste changeait selon les instruments. Comme les dernières compos ont été amenées par un seul d’entre nous, on voit déjà assez clair niveau structure.
T : J'ai l'impression que les rôles sont moins interchangeables qu’à l’époque. Luc a maintenant un rôle un peu plus libre. Il passe des trompettes aux synthés.
L : Je prends un peu le rôle de la guitare qui a disparu avec des power chords, des petits thèmes, un peu de noise...

Quel est votre processus pour transformer une compo individuelle en pièce collective ?
V : Ce peut passer par des plages d'impro où on tourne sur un truc pendant une demi-heure avant de trouver des chouettes passages qu'on garde. Comme mes compos sont assez cadrées, on procède surtout à une recherche sonore et rythmique.
T : On fait tourner chaque partie, sans cesse. À un moment donné, quand on se regarde et qu'on sourit avec un petit clin d'œil, on sent que c'est vers là qu'il faut aller. Puis on peaufine.
V : J’aime toujours qu’on joue dans un premier temps ce que j'ai écrit, comme je l'ai écrit. Une fois qu'on l'a fait, je veux bien qu'on bousille tout.
P : La batterie est complètement improvisée à la base, dans le sens où Thibaut va jouer initialement trois versions différentes, ce qui influence la basse et ainsi de suite. Les choses se dessinent à partir d’interprétations vachement libres et qui deviennent de plus en plus écrites. Finalement ça fait un sacré pâté de trucs qui se succèdent.

A l’écoute de votre nouvel EP « IPITOU », j'ai l'impression que la batterie est centrale.
T : Je ne sais pas.
P : On a voulu la mettre en avant. On a demandé à Colin de faire sonner un truc avec une batterie qui pète bien.
T : Je dirais qu’on a chacun nos moments.
V : C'est vrai que c'est une musique de batteur.

Et je me demandais comment vous construisez cette architecture rythmique sans figer les autres instruments ?
P : C'est ça justement, il y a des fins de morceaux qui finissent par s’étirer parce qu'en bossant le truc, ça donne une idée qui, pour la valoriser et la prolonger, nous pousse a jouer d'une autre manière.
V : On se retrouve avec des morceaux kilométriques au final.

« IPITOU » vient de sortir et arrive après un changement de line-up important - la guitare a disparu au profit d’une basse – et vous avez intégré un nouveau claviériste. Pouvez-vous raconter comment ces changements ont façonné votre approche de la composition, vos choix d’arrangements et la couleur sonore du groupe ?
L : Ces changements ont forcément changé la couleur du groupe puisqu'il n'y a plus le guitariste avec son multi-effet.
V : C'est vrai que c'était la première question quand on a commencé avec ce nouveau line-up. Qu'est-ce qu'on fait sans guitare ?

Un groupe de math-rock sans guitare, c'est un peu bizarre mais c’est intéressant. Les premières recherches consistaient à combler ce trou-là.

L : Pareil pour le clavier qui sortait pas mal de gros sons plus violents, genre le gros prophète qui balançait et mouillait tout hyper fort avec plein de reverb. C'était forcément différent des claviers qu'on a maintenant.
P : Notre nouveau son présente un côté un peu plus cheap et plus d'autodérision, je pense.
L : Oui, ça devient humoristique, en fait. Ça ne s'entend pas beaucoup tout de même.



Votre premier EP a été enregistré au Koko Studio. Vous avez procédé différemment pour « IPITOU », enregistré à domicile. Quelle recette avez-vous appliquée cette fois ?
L : On pensait vraiment que c'était faisable de le faire en home studio. On connaît Colin qui joue avec Thibaut dans Nouba Nouba
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et qui avait les compétences pour le faire.
T : C'est plutôt moi qui ai poussé pour qu'on le fasse ici. C’est une question de finance aussi. Il est venu avec tout le matos où on était à notre aise ici. On connaît le local, on a enregistré tous dans la même pièce alors qu’au Koko on était chacun dans une pièce différente. C’était plus agréable et beaucoup plus économe aussi.
P : Derrière ce choix, il y a aussi l’intention de faire le plus de choses possibles nous-mêmes, d’être prolifiques, de balancer des trucs sans être dans l'idée d’un cycle qui consiste à sortir un album, le jouer pendant deux ans, puis en refaire un nouveau et ainsi de suite. Là on veut faire de la musique, par contre il faut qu'on trouve comment se produire. C'est un peu la faiblesse pour le moment. Je veux dire par là : faire des concerts et partager notre musique.

Justement, votre musique est assez atypique. Dans une Belgique aux scènes et aux structures limitées, comment vivez-vous cette réalité ? Quelles stratégies développer pour vous intégrer à des scènes existantes ou créer de nouvelles dynamiques ?
T : Je démarche beaucoup pour le moment. J'ai pas mal sollicité les salles en Wallonie, celles qu'on connaît tous. Les réponses sont similaires : « C'est atypique et trop spécial pour être programmé chez nous, on n'a pas de budget. » Du coup, nous devons nous tourner vers l'extérieur, la Flandre, l’Allemagne, la Suisse ou les Pays-Bas, l’Autriche, en passant par la France aussi. J'ai l'impression qu’il serait peut-être plus facile pour nous de jouer dans ces régions-là avant la Wallonie où on dit toujours que si tu joues quelques concerts à l'étranger, tu peux ensuite plus facilement jouer dans ta région. La stratégie ce serait ça : faire des mini-tournées ou partir quelques jours en Allemagne et viser les salles des groupes amis qui font une musique proche de la nôtre.
L : On démarche à tout va, les labels, des bookers... sans réponse favorable. Il y en a évidemment, toute la bande de Dur & Doux (Ni
Ni


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, Chromb !, Poil
Poil


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...), un label français. Mais c'est avant tout un collectif de musiciens qui se sont mis ensemble pour développer leur structure. Ils galèrent aussi pour trouver des plans et n'ont pas les épaules pour prendre des milliers de groupes sous leurs ailes. Et c'est vrai qu’on est dans la niche.

T : J’ai la sensation que notre musique a sa place quelque part. Il faut juste trouver où mettre un pied et le reste suivra.

L : L’Angleterre nous attire aussi. Du côté de Brighton, il existe des groupes qui font de la musique improbable et incroyable, comme Gurf ou le duo basse-batterie Bovril Latrine sur Fail Better Records, avec qui on pourrait envisager des échanges. Sans statut là-bas, ces mecs bossent pour se payer des tournées dans des petits lieux en Europe, au Japon... Une difficulté avec Schiste réside dans le fait que nous avons chacun un « statut » d’artiste, la musique est notre gagne-pain.
T : Si notre nom se retrouve sur une affiche et que nous n’avons pas de contrat le jour du concert, on risque des problèmes et la perte de notre statut...
P : Alors que nous sommes prêts à jouer dans des endroits cool pour pas grand-chose.
T : En gros, on est un groupe émergent depuis quatre ans !
L : Et nous continuerons à émerger !

Quel est votre objectif quand vous montez sur scène : provoquer, immerger, déstabiliser, raconter une histoire ?
L : Délirer !
T : Provoquer, je ne pense pas.
V : Déstabiliser !
T : Amuser aussi, j'aime bien voir les gens qui rigolent à un moment donné.
L : Il est clair que notre musique passe mieux chez les musiciens.
P : Et chez les gens curieux. Les gens qui aiment danser, qui veulent triper et aiment découvrir autre chose que ce qu'on peut voir partout.
L : Une illustration de mon propos, c’est de voir des potes musiciens rigoler au moment où ils ont compris la petite arnaque qu'on a rajoutée et qui sonne comme une blague.

Est-ce qu'il y a des thèmes contemporains que vous cherchez à traduire ou questionner par votre musique ?
P : Je trouve que faire un truc aussi barré, c'est quand même l'inverse de faire quelque chose qui va te rapporter de la thune et dans lequel tu ne crois pas spécialement. Donc oui, c'est un acte politique : essayer de bien faire les choses et non de la merde.
L : Et ne pas se sentir obligé de faire comme tout le monde.

Vous cherchez à proposer une expérience sensorielle...
En chœur : Oui, clairement !
L : Progressivement, on pourrait enrichir notre identité avec du visuel mais pour l'instant, on est concentré sur la musique. On a des idées, on y travaille.
T : On a tous une moustache, non ?

On sent votre désir de sortir des frontières; quelles scènes, festivals ou pays vous attirent et pourquoi ?
T : L’Allemagne, j’ai de très bon souvenirs. Les Pays-Bas, la Suisse aussi. L’Angleterre...
V : Et le Japon, hein.
L : Là, c'est déjà une autre délire. Si on allait déjà en Europe, dans les pays limitrophes...
T : J'ai l'impression que plus on se déplacera vers le nord de la Belgique, plus ça risque d'intéresser des gens. Quoiqu'en Espagne, ça pourrait le faire aussi. Voilà qui ne répond pas vraiment à la question.
L : On est surtout intéressé par le Luxembourg, le Liechtenstein et Andorre. C'est ça, on va faire la tournée des petits pays... Monaco, Saint-Marin !



Est-ce qu'il y a des artistes ou des groupes avec qui vous rêveriez de collaborer ?
P : Des collectifs de gens qui font de la musique une recherche...
V : Comme la bande des Anglais de Brighton.
T : Le summum, ce serait des gens comme Mike Patton
Mike Patton


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ou John Zorn
John Zorn


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, ce genre de personnages. Je sais que Mike Patton a fait des morceaux avec Zu
Zu


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par exemple.

Comment imaginez-vous l’évolution du groupe, musicalement et en termes de projet collectif ?
L : Nous sommes entrain de travailler deux nouvelles compos en plus de l'EP, ce qui va nous permettre de proposer un set d’une petite heure. On affine notre orientation avec la nouvelle équipe.
P : On a quelques nouveaux délires qui prennent forme en tirant vers autre chose, avec l’envie de tester des trucs un peu plus « punk ».

T : Le défi c'est vraiment de trouver des opportunités de nous produire et d’asseoir nos repères sur scène.

V : On a beaucoup travaillé les nouvelles compos et le nouveau son du groupe durant un an, donc on peut dire que ça doit maintenant démarrer sur scène.

Quel est le meilleur conseil musical que vous avez reçu et celui que vous donneriez aujourd'hui ?
T : Quand j'avais 16 ans, j'hésitais entre faire des études ou me lancer dans la musique à temps plein. J'ai demandé conseil à mon prof de batterie, Antoine Cirri. Il m'a dit : « Vas-y, fais-le ! » Tu ne seras jamais riche, mais c'est une belle aventure. Je me suis dit : « J’y vais, je m'en fous d'avoir de la thune, mais j'ai envie de vivre une belle aventure. » C'est le meilleur conseil qu'on m'ait donné. Même s’il n’est pas purement musical, il m'a permis de me décider et d'y aller à fond. Par contre, je ne sais pas si je dirais ça à l'heure actuelle à des jeunes qui me poseraient la même question. Le métier a changé. Ça doit faire une quinzaine d’années que je fais ce boulot et je trouve que le métier a fort changé, c’est plus difficile car il y a beaucoup moins d'opportunités de jouer. Ou alors c'est moi qui deviens vieux et passéiste.
V : Eric Vermeulen, un pianiste flamand, un peu fou et génial, m’a dit en anglais ce que j’ai interprété comme ceci : « N'essaye pas de te coller à un truc que tu aimes bien et que tu aimerais jouer, cherche une truc à toi. » En tout cas, c'est comme ça que je l'ai compris.
P : Dans la même idée, je pense à un pote saxeux qui m'a influencé musicalement. Il était un peu tyrannique. Aussitôt qu'on chouinait et qu'on discutait, il pétait un câble : « Mais putain, joue, quoi ! Joue, ferme ta gueule, joue ! » C’est le conseil que je donnerais : être pleinement là. Si t'es sur scène, fais-le sans te poser de questions.
L : Pour moi, pas de révélation flagrante. Même pas Jésus qui débarque avec une mandoline pour me souffler une petite musique dans l’oreille !

Un effet ou un instrument que vous aimeriez tester sur scène mais que vous n’avez jamais osé ?
Silence...

Vous êtes prêts à tout tester ?
V : Tout est possible.
P : On pourrait peut-être aller fumer des clopes entre chaque morceau du set mais je ne sais pas si on se le permettra un jour !!!

Un album qui vous a tenu en haleine en 2025 ?
V : J’ai flashé sur Estradasphere, des Suédois qui jouent en genre de Balkan-Metal mégaspeed !
P : Le dernier album de Ni
Ni


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est bien sauvage. En plus « free », il y a Lumpeks. C’est un compositeur contrebassiste et une percussionniste chanteuse, tous deux polonais, avec un saxo et un trompettiste français. Ils sont dans le noise à partir de musique trad qu’ils réarrangent. C'est assez psyché, complètement bizarre.
T : Je songe au dernier album de Tigran Hamasyan que j'adore, avec Matt Garska, super batteur de Animals As Leaders
Animals As Leaders


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. C'est incroyable !
L : Je pense d’ailleurs que c’est un grand fan de Meshuggah
Meshuggah


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Un défi pour cette année ?
T : Faire l'Eurovision ! Je l’ai noté dans un dossier pour Sphères Sonores !
L : Peut-être le salto arrière... Mais on ne travaille pas beaucoup pour ça.
V : Je serais content de toucher mes pieds... sans plier les jambes, hein !

Un dernier mot ?
Merci, c’est cool !

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sera à découvrir en live le 01 mai au Magasin 4 (BXL) en première partie du duo japonais HYPER GAL
HYPER GAL


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Basse : Pasquot Kravagna
Batterie : Thibault Jungers
Claviers : Viktor Abel
Trompette, fx: Luc Lambert
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