En effet, progressivement et avant de créer le buzz avec Sabotage, les Canadiens ont gravi les échelons, se faisant reconnaître très vite. Il faut dire que CANCER BATS a de la fougue à revendre. C’est sur le front que la musique de CANCER BATS dégage toute sa splendeur. Énergique et à l’arrache, elle possède l’urgence et la spontanéité combinées aux subtilités qui font de CANCER BATS, un groupe original avec son propre son.
Bears, Mayors, Scraps And Bones, ce troisième album du groupe lorgne malgré tout vers une standardisation. Si il est accrocheur aux premières écoutes pour ses qualités immédiates, sur la longueur, il trahit une certaine redondance. Le brin de folie qui caractérisait les quatre d’Ontario a été quelque peu remisé au placard. Le son s’est certes développé en masse, mais la stratégie semble plus linéaire concernant ce troisième album.
CANCER BATS a donc choisi de décliner cette volonté à tout secouer en 13 titres originaux et une reprise. Un bon choix qui laisse malheureusement un peu la critique, non pas dubitative car les compositions sont justes, mais plutôt sur sa faim, retenant sa folie qui lui permettait d’aller au-delà des apparences jolies. Bears, Mayors, Scraps And Bones fera passer un très bon moment à l’auditeur grâce à son efficacité ardente, sans toutefois complètement faire oublier qu’on en attendait encore un peu plus de la part des Canadiens.
Beastie Boys
Cancer Bats