Zoltan, le leader du groupe, est d'ailleurs un fan extrême de Max Cavalera et cela s'entendait particulièrement dans sa façon de chanter mais aussi dans sa manière d'aligner des riffs. Pas étonnant, dès lors, que la critique, parfois trop intempestive, mène vers des raccourcis inévitablement marqués de préjugés.
Néanmoins, il faut désormais parler à l'imparfait. En efft, si on se donne la peine d'écouter attentivement le neuvième album des Hongrois, on ne peut que se féliciter de l'évolution du groupe. Certes, l'apparentement à Max & Cie reste palpable sur des titres comme "Redemption" ou "Last Fight" mais il n'est plus aussi omniprésent que par le passé. Ektomorf vient même de se forger une identité à part car son metal extrême traverse toutes les balises. Ainsi Zoltan s'aventure dans des contrées acoutsiques plus "poppies" avec "Sea Of My Misery" dans lequel son chant clair fait réellement merveille.
Le passage vocal de "Stigmatized" vaut aussi son pesant d'or tant il est sombre et profond. Que dire aussi de "Stay Away" et de ses relans hip hop? Zoltan Farkas s'est énormément impliqué dans cet album plus pessimiste que jamais.
La présence de Danko Jones sur "The One" confère d'ailleurs à l'ensemble, cette légèreté salvatrice qui font de ce "Redemption" un bon album de metal au final.
Ektomorf est effectivement sur ce chemin rédemptoire et même si on peut, à nouveau, regretter que le groupe ne prenne pas plus de risques dans la structure de sa musicalité, on se félicitera de le voir enfin emprunter une voie qui devrait lui permettre de se différencier de la masse...
Ektomorf
Soulfly

Danko Jones