La plage d’ouverture (Stand Up And Fight) est très claire sur les motivations du groupe et résonne comme une exhortation. The Enemy ne relâche nullement la tension et l’importance du discours.
Produit par un ancien Disasters, Johnny Rioux qui officie encore dans STREET DOGS, ce quatrième album contient tous les ingrédients utiles et indispensables pour faire de Gotta Get Up Now une réussite. Les chœurs sont omniprésents, le rythme est soutenu et Roger Miret, avec son timbre indentifiable entre mille s’efforce de chanter plutôt que d’aboyer, histoire de marquer la différence avec son autre groupe de légende. Un chant qui surprendra d’ailleurs sur la plage titulaire. Très proche, comme la chanson, de celui des THE CLASH, une fois encore, ROGER MIRET & THE DISASTERS souligne ses racines avec le cœur.
Les mauvaises langues diront, à juste titre, que le style n’est encore une fois pas renouvelé. Mais elles oublieront que l’essentiel n’est pas là pour ROGER MIRET & THE DISASTERS. Le groupe n’ambitionne qu’une et une seule chose. Replacer le Punk-Rock d’origine sur le devant de la scène, par souci d’honnêteté et de conviction. Ce que Gotta Get Up Now fait très bien. Le charme opère et il suffit d’une ou deux écoutes pour adhérer au quatrième album des New Yorkais.

Agnostic Front
