Si Relapse a pour habitude de nous envoyer du gros son bourrin de malades mentaux ou des disques particulièrement novateurs, Descent surprendra les plus blasés. Déjà un peu sorti de nulle part, BLOODIEST compte pourtant dans ses rangs, le très actif du moment Bruce Lamont (YAKUZA) mais aussi des membres de 90 DAY MEN.
Il est clair et net que le Métal pourtant déjà déviant de Relapse trouve ici de nouvelles frontières. Pêle-mêle et en oubliant très certainement des points de comparaison, on peut rapprocher BLOODIEST à NEUROSIS et surtout ses versions Folk comme SCOTT KELLY ou BLOOD AND TIME, mais aussi des influences de Flamenco ou de Surf, SWANS et la No Wave, le Doom voire même le Black Metal atmosphérique, les incantations shamaniques et les chants indiens (d’Amérique du Nord), le Rock Progressif, MASTER MUSICIANS OF BUKKAKE, SUNN O))) s’essayant au Funk… et bien entendu l’expérimentation et le psychédélisme mélodique et sombre à la U.S. CHRISTMAS.
De quoi donc titiller la curiosité, mais quand en plus le résultat suit, personne ne trouve à se plaindre. Parce que malgré toutes ses éparses divagations, BLOODIEST nous délivre un album très cohérent où l’atmosphère obscure s’est, bien entendu, invitée. Assurément, Descent et BLOODIEST sont LA surprise dans un paysage qui a besoin d’un peu d’air frais.
Bloodiest




