Si Last Train, la plage d'ouverture, n'est pas plus engageante que cela, la suite du cinq titres va mettre l'auditeur dans sa poche. Duo batterie-guitare avec chant féminin, THE LOCOMOTIVE SOUND CORPORATION a un jeu acéré. Produit par Alan Douches, ce EP est à cordes tendues.
Autant vous le dire de suite, le EP vous semblera court si vous partez à la découverte du groupe. Trop vite à la fin du disque, il sera insupportable d'attendre une version longue de THE LOCOMOTIVE SOUND CORPORATION.
Mâtiné de relents Blues, le groupe français transpire le rock'n'roll. Celui qui tâche et qui défonce la tête. Empli de saturation, grincements bruts, rythmes mécaniques et guitares musclées, THE LOCOMOTIVE SOUND CORPORATION triture et cogne dans les dents.
Poison est vicieux. Un titre qui se faufile pour laisser sa place à un Turn Into Rage dont THE JESUS LIZARD ne renierait pas le côté frondeur. King Kong n'est pas un gorille de pacotilles, mais bien une subversionSONIC YOUTH-ienne qui cache le dernier coup de pied au postérieur que THE LOCOMOTIVE SOUND CORPORATION va nous asséner avant de nous laisser dans le désarroi d'une fin prématurée.
Alors oui, pour nous avoir allumés de la sorte en nous laissant (temporairement) en rade après seulement 20 minutes, THE LOCOMOTIVE SOUND CORPORATION mériterait une mauvaise note punitive ! Frustration ... quand tu nous tiens...
Shellac
The Locomotive Sound Corporation