C'est chez Jey Vassereau (guitariste de PNEU et par conséquent autre phénomène déjanté) que PIANO CHAT est allé enregistrer son EP 7 titres, bourré d'un mélange dansant Post-Punk (Ours Molaire, Marymarymary), de Post-Rock (La Fontaine) et de Noise (English Roses).
L'invention du Piano Chat, le vrai, remonte au 16ème siècle. En gros, un piano trafiqué pour distraire un souverain. Au lieu de petits marteaux qui frappent les cordes du piano, les touches actionnaient des aiguilles qui s'enfonçaient dans le postérieur de chats... qui miaulaient.
Je vous rassure de suite, PIANO CHAT n'a utilisé aucun animal pour l'enregistrement de son EP et il n'utilise aucun animal sur scène. Il a choisi son nom plus en référence décalée à la démarche malade du créateur de l'instrument en comparaison à sa volonté ultime d'arriver à créer l'illusion du nombre en étant seul.
Et si on arrêtait d'ailleurs de vous répéter inlassablement que Marceau Boré est seul aux commandes de sa musique, vous auriez bien du mal, sur disque, privé de la vue, à vous en rendre compte et à y croire.
Notez que si l'individu a pour volonté de faire un maximum de bruit, il n'est ni dénué du sens de la mélodie, ni de celui de la fragilité pour autant. En témoignent le final avec My Muddy Knees et les intonations de débuts et de fin de We Always Are Foreigners.
Ours Molaire pourrait laisser toutefois l'impression de s'éparpiller. Tantôt joyeusement bricolé, ensuite customisé aux machines et enfin délicatement peaufiné, le EP conserve pourtant une constance décalée qui centre le propos.
Piano Chat