Inévitablement le chant féminin attirera les oreilles. Le rock étant que trop peu fréquenté par la gente féminine, le réflexe veut que l'on souligne très vite et à plusieurs reprises cet aspect. Toutefois, il est des chants qui peuvent vite irriter. BIGBLAST ne s'en sort pas trop bien avec un chant mélodique, trop trainant sur l'ouverture avec Something To Sing About. Typiquement le chant féminin qui m' horripile. A lui seul, il aurait pu venir à bout de mon écoute si de suite, Hostage In Our Own World n'avait pas redressé quelque peu la barre avec un chant plus rapide et donc plus en mesure du Punk-Rock proposé.
Bien que possédant un chant masculin également, à la limite du screaming pour contrebalancer le chant mélodique, cette dualité n'est pas suffisante sur l'ouverture pour sauver le titre. Toutefois, cet échange fonctionnera tout au long de l'album au point de frôler la surdose une fois les 11 plages envoyées.
Le rythme est acéré et les riffs de guitares tranchent. Quelques connotations métal dans certaines accélérations se font entendre. Mais lorsque BIGBLAST la joue à la fois mélodie, Punk avec des Choeurs, Breaks bien sentis et accélérations à la STRIKE ANYWHERE, le groupe marque des points et remonte sa côte de crédibilité.
All Saviours est un album en demi-teinte donc. Contenant suffisamment de bonnes parties pour ne pas être trop vite oublié, le disque souffre aussi de ses défauts. Quelques maladresses de jeunesse et certaines hésitations ressenties qui empêchent BIGBLAST d'aller au bout de son énergie.
