Une fois le style posé, TSAR BOMBA ne va pas s'en écarter et sur la longueur de l'album, c'est malheureusement ce qui va finir par défavoriser le disque. Le chant trainant, rappelant SOUNDGARDEN, devient vite répétitif mais surtout omniprésent. On aimerait qu'il se mette de temps en temps en retrait et qu'il laisse un peu plus les autres instruments s'exprimer.
Des passages plus instrumentaux auraient donné du relief à ce Silent Queen qui se décline pourtant sur de bonnes idées. Le manque de variations dans les parties vocales et ce besoin de forcer sur les syllabes finissent par agacer. Le timbre apporte l'aspect rocailleux nécessaire au genre, mais il n'était nul besoin de prendre le micro à chaque changement. Ce dernier couvre systématique les variations potentielles dont TSAR BOMBA aurait pu profiter. Nombreuses sont les parties instrumentales qui pouvaient se suffire à elles-mêmes.
L'introduction de Jesus Fuckin' Christ laissait pourtant entrevoir des explorations vocales bien senties Heavy-Rock qu'il aurait fallu exploiter plus loin afin d'apporter à son tour son lot de différenciations.
Bien que la section rythmique et les guitares soient capables de tenir la longueur de l'album, la mise en avant trop importante du chant et sa redondance auraient du contraindre TSAR BOMBA à se limiter à un EP si il n'était pas capable de freiner la verve de son chanteur.
metal, paris, rock, stoner, blues, doom
Tsar Bomba
Soundgarden