Pour cette 7ème édition un mélange relativement équilibré entre Death et Black est offert au spectateur.
Tout commence avec Catarrhal qui a déjà joué à la première édition du festival en 2005. Comme à son habitude c'est brutal, carré, propre et sans fioritures. Déjà vraiment bien dans les petites salles, les Hutois profitent ici du gros son pour nous mettre une grosse claque. Le seul bémol à retenir est peut être ce côté trop "statique" des membres du groupe sur une grande scène.
Urzamoth enchaine avec Black Thrash efficace, tenant la route sans pour autant être transcendant. A écouter de loin une bière à la main. Pestifer suit directement après avec un bon Death technique. Revenu il y a peu de temps de leur tournée avec Kataklysm, le quintet offre un set solide et sans bavure. La fin du set de Pestifer coïncide avec les premières siestes probablement dues à une légère overdose de bière et de Jagermeister. Certaines personnes sont là chaque année, et ces mêmes personnes sont bourrées plus ou moins au même moment avant de s'écrouler, une tradition je vous disais.
Après s'être sustentés, les survivants du début d'après midi rejoignent le chapiteau pour le quatrième groupe : Helrunar du Black encore, pas exceptionnel mais au point. Cela à dû plaire aux fans du genre. Dark Fortress quant à lui nous offre du Panda Black Metal (pour le côté panda, suffit de voir les photos pour comprendre) entrainant, une bonne surprise !

couple de Panda
Urgehal enchaine directement avec un Black crade à l'ancienne, avec un esprit rock n'roll prônant l'anarchie. Sympa mais sans plus.
Keep of Kalessin, du Black Thrash norvégien ayant tenté l'aventure Eurovision. Ils viennent ici nous offrir un set ultra énergique composé d'un mélange de gros son et de voix claires saupoudré d' un jeu de scène sentant bon les années 80 au niveau des postures et de l'habillement. L'ambiance commence à chauffer autour de la scène et à s'apaiser dans le reste du site. Le temps du pain saucisse a sonné pour beaucoup de festivaliers.
Débute alors la meilleure performance du Fest pour moi : Aborted. Le nouveau line-up qui frappe dur, très, très dur : mélangeant les anciens comme les nouveaux morceaux. Le groupe t'en met dans la gueule jusqu'à ce que tu n'en puisses plus. Tu penses à peine à te relever qu'un mur sonore te renvoie au fin fond du chapiteau. Ca fait mal, très mal mais c'est pour ça que nous sommes là !
Passer après une telle performance est toujours est toujours compliqué. Enslaved, bien qu'apparemment apprécié par une grosse partie du public, souffre de la comparaison. Sinon dans l'absolu, c'est le genre de groupe qui m'a fait remarquer que tout est relatif, y compris le temps… Ca m'a semblé terriblement long !
Arrive enfin la tête d'affiche : Kataklysm. Des riffs qui te font trembler jusqu'au fond du slip, une batterie lourde comme l'enfer et une voix de bucheron pour un set compact et efficace t'en mettant dans les dents juste ce qu'il faut pour avoir un début d'érection.
Une bonne édition plus équilibrée au niveau des genres que l'année dernière, sous le signe du soleil et de la bonne humeur !

Catarrhal


Kataklysm
Helrunar

Urgehal

