Ce nouveau format long possède toutes les qualités requises : c’est sauvage, haineux, rapide, brutal. Animé par le tempo ultra cadencé propre au style (Regime Artificiale) cet album est aussi l’occasion pour le groupe de montrer ce qu’il sait reproduire de ses influences Death old-school (Occhi Trappianti). Le riffing complètement allumé n’est pas en reste, amenant aussi un certain groove, indispensable pour ne pas se laisser enfermer dans ce style purement sauvage (Malato Terminale).
Du reste, cet album sonne plus Metal que ce à quoi le groupe nous a habitué. Mais il bénéficie d’une production bien meilleure que par le passé, notamment par rapport à Variante Alla Morte sorti en 2008.
Amenant une certaine variété, Cripple Bastards s’est même permis (ô sacrilège) de ralentir le tempo avec un morceau comme Splendore E Tenebre et ses... 9 minutes au compteur ! Que dire également de l’enchaînement ubuesque de ce titre fleuve avec une saillie de 7 secondes (Morti Asintomatiche) ?! Il fallait oser. Le côté bestial n’est en tout cas pas oublié, les Italiens introduisant même, avec une certaine réussite, un petit breakdown sur Lapide Romossa.
Mais ce qui ressort de cet album, comme dans tout bon album de Grind, c’est cette rage tout à fait cathartique. Un aspect que l’on ressent fortement au niveau du chant (certes assez spécial). Inutile de parler Italien pour "apprécier" les propos vociférés par ces vocaux à double tenant, où les cris répondent aux growls. Nero in Metastasi symbolise ainsi le déclin de notre civilisation en surpopulation et en perte de repères tangibles, tout en visant des sujets parfois bien précis comme les reformations des groupes à vocation... pécuniaire dirons-nous (Agonia di un Rientro Forzato)
Spontané, agressif, mais aussi très négatif : un très bon album de Grind à recommander si vous êtes fan du style.
Grindcore Napalm Death, Extreme Noise Terror, Phobia, Assuck, Wormrot