Derrière des allures Pop se cachent l'abus de psychédélisme et des guitares qui flirtent avec le courant Shoegaze. Les mélodies de SECRET COLOURS sont issues des années 60. Bien que provenant du pays de l'Oncle Sam, c'est avec un sens britannique aigu que ce groupe accroche l'auditeur. Au rayon Pop, depuis les BEATLES, de l'autre-côté de la Manche on sait comment faire sonner son rock.
Brian Deck s'est occupé de la production du disque. Lui qui a travaillé avec SAGE FRANCIS ou MODEST MOUSE sait suffisamment mettre en avant le côté doux du groupe. Derrière celui-ci, on retrouve avec le psychédélisme et certains rythmes, des allures de mauvais garçons qui séduiront les jeunettes à mal de sensations fortes. Cet accent Garage équilibre l'accessibilité du disque.
A tout moment, on sent que SECRET COLOURS pourrait s'emporter. Ce sont d'abord les mélodies qui fixent les compositions avant que les guitares ne viennent provoquer. La tentation devient forte et on a l'impression qu'il ne faudrait pas grand chose pour que SECRET COLOURSdevienne outrancier au point de se retrancher derrière un mur cacophonique du son.
Si Peach et ses treize plages ont un goût acidulé de la belle époque du rock, c'est bien parce qu'ils reprennent des codes pourtant simples et un peu oubliés qui rendaient une sortie réussie. Ce disque n'est pas rétro. Il sonne moderne mais il rappelle tout simplement que le rock est un vicieux gaillard aux cheveux blancs.
Secret Colours