A l'entame du premier morceau, qui porte bien son nom, A New Bebinning, c'est la surprise. Une intro bien old-school suivi de riffs et d'une ambiance bien lourdes. On sent l'influence Fear Factory, bien plus qu'All Shall Perish ou Killswitch Engage. Par rapport à KSE, ça s'explique de deux manières : le fait qu'Howard Jones n'ait pas participé à la création des morceaux et aussi son registre vocal, puissant et grave, sans voix claire et doublé par des choeurs dévastateurs.
Avec My Own, cette fameuse voix claire fait justement son apparition mais ce n'est en rien dérangeant. L'influence trash / old school est toujours bien présente. Et si morceau n'est pas du niveau de son précedesseur, il nous en apprend un peu plus sur l'orientation musicale prise par ce groupe. Embracing The Torture sonne un peu KSE mais version sombre. Sans aller jusqu'à appeler ça une balade, For The Dead And Broken est certainement une des chansons les plus douces de ce disque. Mais aussi une des plus des plus groovys. Elle fera un tabac en live.
Seven Years Alone est un des plus tubes de cet opus. Puissant, des très bons solos de guitare, des refrains accompagnés de choeurs efficaces. Quand on vous parlait d'influence trash, l'intro à la Metallica de It's Over est un très bon exemple. La voix claire d'Howard peut ici pleinement s'épanouir, dans cette autre pseudo-balade. Heureusement, A Mind Insane nous réveillera vite avec ses parties de batterie en mode rouleau-compresseur et son ambiance résolument plus black. Étonnamment, c'est la piste suivante qui s'appelle Crawl From The Dark. Inverser les noms n'aurait pas été superflu. Surtout que celle-ci n'est pas si dark que ça et est à moitié instrumentale et c'est sur un long solo d'une minute que se conclut le morceau. C'est d'ailleurs ces riffs de guitare qui sauve ce titre un peu pauvre.
Pauvre, voilà comment on pourrait qualifier la fin de cet album. Si ce n'est Shut It Down qui rehausse un peu le niveau avec la puissance retrouvée au niveau vocal, le reste sonne comme du déjà-vu.
Au final, un premier album homogène, un peu trop même, mais qui est tout de même prometteur pour la suite. Les bases sont là et ce n'est pas étonnant vu le passé des musicians mais il faudra trouver un peu plus d'idée pour emmener le groupe à un échelon supérieur. Cela fait toutefois plaisir de revoir un chanteur comme Howard Jones de retour et dans un registre différent de Killswitch Engage. Reste à voir ce que ces 5 comparses valent ensemble en live pour défendre ce premier disque.
Devil You Know

