Le groupe sera à Liège ce mercredi 15 avril pour un show que nous organisons avec PopKatari. Avant de voir les Belges sur scène, nous avons posé quelques questions à Michiel De Naegel (chant et guitare).

Crédit photo: Leon De Backer
Peux-tu présenter 30.000 Monkies en quelques mots ?
Nous sommes un groupe de noise sludge de Beringen (mais basé à Bruxelles ces jours-ci), qui joue et diffuse de la musique régulièrement depuis environ 15 ans maintenant. Écrire 15, c’est bizarre, je ne m’en suis pas encore rendu compte, je pense.
Comment décrirais-tu l’univers musical du groupe ?
Fun, lourd et plein de surprises !
Quelles sont vos principales influences (artistiques, musicales, philosophiques, environnementales, etc.) ?
C’est une question trop complexe pour y répondre par écrit, mais nous en discuterons avec plaisir autour d’un verre après le concert à Liège.
Vos morceaux cherchent-ils à raconter quelque chose de concret ou à évoquer des états émotionnels ?
Pour nous, c’est une libération joyeuse d’énergie, les autres peuvent en tirer ce qu’ils veulent.
Quels sont les moments forts de l’histoire du groupe ?
Ça fait longtemps qu’il y a un gros best of d’amitié et de rock ! Des années à écrire et jouer de la musique, surfer sur des gaufres à travers l’espace, jouer avec des groupes que nous aimons (comme Part Chimp et Torche), de belles petites tournées à travers l’Europe (sans visites touristiques) remplies de hauts et de bas, dans des lieux très divers, bars, squats, et rencontrer beaucoup de gens intéressants et gentils le long du chemin.
30.000 Monkies a depuis longtemps surpassé tout ce à quoi nous nous attendions lorsque nous avons commencé ce groupe à l’adolescence. Les attentes et les aspirations ont peut-être changé depuis, mais nous nous estimerions chanceux de continuer à faire ce qui a été décrit plus haut.
Quelle est votre façon de travailler et de composer une nouvelle chanson ? Tous ensemble en répét ou chacun de ton côté ?
Tout d’abord chacun de son côté, puis on se retrouver pour projeter toutes ces idées contre le mur comme des spaghettis pour voir lesquelles tiennent le coup. Ensuite, jouer et améliorer encore et encore jusqu’à ce que nous finissions par avoir des chansons qui nous plaisent et pour lesquelles nous ressentons le besoin de les partager avec le monde.

Crédit photo : Alessandro Ale Di Martino
Certains de vos visuels sont dingues. L’auto-dérision et le second degré, est-ce important pour vous ?
Nous ne le faisons pas nécessairement exprès, c’est ce qui jaillit naturellement de nos cerveaux. L’esthétique typique de la dark ''heavy music'' ne nous ressemble pas vraiment (même si on aime beaucoup ça dans d’autres groupes). Nous optons simplement pour une esthétique vers laquelle nous gravitons naturellement.
Que peut-on attendre du show à Liège le 15 avril ?
Nous allons probablement jouer pas mal de trucs du nouvel album qui sortira après l’été, avec un ou deux titres plus anciens parsemés par-ci par-là.
On a hâte!

30,000 Monkies
Part Chimp
Torche