Chronique

DARKEST HOUR
Darkest Hour

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Sumerian Records

15 titres - 55 minutes
Sorti le 04-08-2014


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Dimanche 7 septembre 2014

Darkest Hour
Darkest Hour


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fait partie de ces groupes notoirement sous-cotés n’ayant jamais réussi à décoller de l’estime certaine que lui porte sa base de fans, fidèle, mais peu étoffée. Pourtant, à l’instar des autres élèves de l’école US inspirée par At The Gates
At The Gates


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et In Flames
In Flames


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, Darkest Hour
Darkest Hour


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se trouvait au bon endroit au bon moment, en plein boom Metalcore/Death mélo US dès la fin des années 90. La différence ? Une réelle créativité, imprégnée sur sa triplette référence The Saddist Nation / Undoing Ruin / Deliver Us, pillée (un comble !) par d’autres formations du même acabit.

Mais Darkest Hour
Darkest Hour


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ne parvint jamais à décoller (en tout cas pas autant que les As I Lay Dying
As I Lay Dying


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et autres Killswitch Engage
Killswitch Engage


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), voyait le créatif guitariste Kris Norris quitter ses rangs, et finissait par se retrouver englué dans un manque de réussite relative. Le très sombre The Eternal Return marquait alors une période obscure pour le groupe, en totale perte de vitesse, et un peu perdu, comme l’ont montré les tournées en compagnie de groupes éloignés de sa scène comme Kataklysm
Kataklysm


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, ou de jeunes groupes à succès comme Born of Osiris
Born of Osiris


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. Après la sortie du plus réussi et presque chant du cygne The Human Romance, le groupe se trouvait au bord du split, en perdant alors sa section rythmique, avant qu’une série de concerts en ouverture de Machine Head
Machine Head


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ou de Killswitch Engage
Killswitch Engage


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ne vienne les rebooster.

Finalement, Darkest Hour
Darkest Hour


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annonce début 2014 l’intégration définitive de sa nouvelle section rythmique (Aaron Deal à la basse et Travis Orbin à la batterie), qui planche alors avec le reste du groupe à l’écriture d’un nouvel album. Plusieurs sourcils se levèrent quand fut annoncée dans la foulée une signature chez Sumerian Records . Un partenariat qui pouvait rassurer, étant donné la réussite du label dans la promotion (et le succès) de ses groupes, tout comme faire craindre le pire vu la modernité djento-deathcore du label, pas forcément en raccord avec l’image de Darkest Hour
Darkest Hour


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.

Cette longue rétrospective pour montrer que, oui, Darkest Hour
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voulait (et avait besoin !) de changer son jeu, et que, oui, Sumerian Records les a sûrement encouragé dans cette voie.

Comme suggéré par les premiers extraits dévoilées (The Misery We Make notamment), cet album marque une certaine rupture dans le son du groupe, qui abandonne son habituel Death Mélo / Metalcore très personnel au profit d’une approche plus généraliste, et surtout plus mélodique. Chemin faisant, l’album gagne en nouvelles sonorités ce qu’il perd en intensité d’antan. Est-ce pour autant un mal ?

Que les fans et les amateurs de bon goût se rassurent, les riffs typiques à la Darkest Hour
Darkest Hour


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restent de mise tout au long de l’album, comme le prouvent Wasteland et Rapture in Exile en ouverture. Mais le groupe s’est sans conteste ouvert à plus de mélodie. En cela, cet éponyme ressemble à une suite de Deliver Us davantage que des deux précédents efforts (cf. Infinite Eyes et The Goddess Figure), et pousse complètement sa facette mélodique. Les riffs aiguisés d’antan sont accouplés à des refrains souvent chantés et à une haute teneur en mélodies, inédite chez Darkest Hour
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. Loin de produire un résultat sans saveur, ce travail souffle un vrai vent de fraicheur sur le son des Américains.

Un changement toutefois un peu trop poussé, donnant raison aux râleurs, rebutés par ce revirement. Les couplets de titres comme Anti-Axis dégagent de forts relents du In Flames
In Flames


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moderne, et un titre comme Futurist lorgnerait presque du côté de Bullet for my Valentine
Bullet for my Valentine


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. Y compris dans le chant de John Henry, méconnaissable par moment, mais toujours aussi capable d’insuffler cette hargne saturée si efficace. Ces nombreuses mélodies aussi bien senties que totalement inhabituelles, "culminent" avec la quasi ballade By the Starlight, souligné par les jolies lignes vocales de Dræmings. Quelque peu déconcertant.

Alors à vous de voir : soit on trouve ces incartades sucrées impardonnables, soit on se concentre sur le résultat savoureux obtenu par un Darkest Hour
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en mode accrocheur et ayant accompli un énorme travail sur les guitares dont le dynamisme des riffs et la justesse des soli donnent le vertige (The Great Oppressor ou Lost for Life, entre autres). Un titre comme Hypatia Rising (placé en fin de parcours) sublime totalement la nouvelle démarche entreprise par les Américains et mériterait, par sa richesse, une bonne place dans la nouvelle setlist à venir.

En tant que fan old-school de Darkest Hour
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et réfractaire à ce type d’évolution on peut tout à fait rejeter ce changement et déplorer cette ouverture musicale. Ou bien, on peut aussi suivre le groupe dans cette voix et saluer la maitrise dont il fait preuve en explorant de nouveaux chemins, avec, disons-le, brio. Cet album éponyme étend le spectre musical de Darkest Hour
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vers des horizons attrayants, et lui apporte les nouvelles sonorités dont il manquait peut-être pour avancer.


Tags : sumerian, metalcore, death mélo, killswitch, riffs, mélodie
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